La commune d’Arradon doit régulariser plus de 560 000 € de dépenses engagées après des travaux urgents et une commande d’éclairage non comptabilisée. Cette somme représente environ la moitié de la capacité d’autofinancement annuelle de la commune, c’est-à-dire la marge dont elle dispose chaque année pour financer ses investissements sans nouvel emprunt.
Un désaccord sur les travaux de la rue du Plessis
Les travaux ont été réalisés en urgence après des inondations et des sinistres dans des logements situés en bas de la rue du Plessis. La commune les rattache à un dysfonctionnement du réseau d’eaux pluviales, une compétence qu’elle attribue à Golfe du Morbihan - Vannes Agglomération. L’intercommunalité considère pour sa part que les dégâts proviennent du débordement de la rivière du Clayo.
Le montant de 432 099 € est donc inscrit en dépenses, tandis que 58 305 € sont retirés des recettes attendues. Jean-Philippe Peries a souligné le risque financier pour la commune.
« n'aurait pas engagé un montant aussi important sans accord ferme et écrit de GMVA »
Cette régularisation budgétaire, adoptée à l’unanimité, pèsera sur les choix d’investissement. Le maire a indiqué que la commune pourrait devoir reporter certains projets ou accepter une hausse de l’endettement.
Des crédits maintenus pour plusieurs projets
La modification prévoit 100 000 € pour la rénovation et l’aménagement de la mairie. Elle inscrit aussi 62 000 € d’études pour la salle de tennis du Guippe, le terrain synthétique du Parc Franco, la médiathèque et la sécurisation du sentier côtier de la Pointe.
Une subvention d’équipement de 113 000 € de GMVA est prévue pour les travaux de la médiathèque. Le budget intègre également 61 314 € pour couvrir le déficit de fonctionnement du Service d’Aide à Domicile, ainsi qu’une hausse de 22 418 € de la subvention d’équilibre versée à La Lucarne. Ces arbitrages donnent une mesure concrète des conséquences d’une dépense imprévue sur les finances locales.
