À Trégunc, le conseil municipal soutient la formation des agents territoriaux
Le conseil municipal de Trégunc a adopté à l’unanimité une motion contre la réduction annoncée des ressources consacrées à la formation des agents territoriaux. La mesure pourrait affecter les déplacements des stagiaires et certaines formations spécialisées, avec des conséquences possibles pour les services publics locaux.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Le conseil municipal de Trégunc a adopté à l’unanimité une motion de soutien au vœu du Conseil régional d’orientation de Bretagne du Centre national de la fonction publique territoriale. Cette prise de position concerne le financement de la formation des agents territoriaux, un sujet qui touche directement la capacité des collectivités à maintenir et adapter leurs services. Pour comprendre le rôle de cette assemblée locale, consultez notre guide sur le conseil municipal.
Une réduction de ressources qui inquiète
Le vœu adopté par le conseil régional d’orientation breton s’oppose à un amendement du gouvernement au projet de loi de finances pour 2026. Celui-ci plafonne à 396 980 060 euros le produit de la cotisation perçue par le Centre national de la fonction publique territoriale. Cette limitation représente une ponction annoncée de 45 millions d’euros sur la contribution versée par les collectivités locales.
Selon la motion, cette baisse pourrait fragiliser la prise en charge des frais de déplacement des stagiaires. Elle pourrait également peser sur la formation des policiers municipaux et des sapeurs-pompiers, ainsi que sur la capacité globale de l’organisme à répondre à des besoins de formation en hausse.
« La suppression de 45 millions d’euros pour la formation est brutale, alors même que l’État demande toujours davantage aux collectivités territoriales et à leurs agents », a estimé Monsieur Joutel.
Un enjeu pour les services publics locaux
La formation permet aux agents d’acquérir les compétences nécessaires lorsque leurs missions évoluent. Elle concerne notamment l’adaptation aux nouveaux enjeux du service public territorial. Madame Braescu Andrieu a dénoncé « une réelle volonté de réaliser des économies au détriment des collectivités territoriales ».
Pour les habitants, l’enjeu dépasse donc le seul fonctionnement d’un organisme national : des agents mieux formés peuvent répondre plus efficacement aux transformations des services municipaux et territoriaux. Monsieur Carduner a rappelé que « le service public est en constante évolution et qu’il doit s’adapter aux nouveaux enjeux ». Les citoyens peuvent par ailleurs consulter les règles applicables à la publication des décisions du conseil municipal et découvrir comment assister à ses séances.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.
Le conseil régional est composé de 1758 conseillers élus pour 6 ans au suffrage universel direct. Leur nombre varie selon la population de chaque région, et leurs décisions impactent directement les lycées, les transports interurbains et la formation professionnelle.