La gestion des transports scolaires pour les élèves du primaire subit une évolution majeure suite au renouvellement des marchés par la Région Bretagne. Jusqu'alors basée sur le nombre d'élèves, la facturation régionale se fonde désormais sur les kilomètres parcourus par les transporteurs privés. Cette méthode technique risquait de créer des déséquilibres financiers abyssaux entre les communes, certaines voyant leur facture multipliée de manière disproportionnée en raison de leur isolement géographique.
Maintenir la solidarité entre les communes
Afin de préserver l'équité territoriale, le conseil intercommunal a voté une réaffectation interne des coûts. Plutôt que de subir le calcul kilométrique brut, les communes membres continueront de contribuer au prorata de leurs effectifs inscrits. Cette décision permet de lisser la charge financière et d'éviter qu'une commune isolée ne soit pénalisée par la longueur de son circuit pour un nombre d'élèves restreint.
Coût réel par élève transporté
2 157 €
Reste à charge moyen (après aide Région)
657 €
Cette gestion s'inscrit dans un contexte de stabilité fiscale pour les budgets 2026, où l'institution veille à ne pas augmenter la pression sur les ménages tout en assumant ses compétences obligatoires définies par le portail de l’État aux collectivités.
Suspension des circuits sans inscriptions
La nouvelle convention prévoit également une gestion plus stricte des lignes. Pour l'année scolaire en cours, les circuits des communes de Plouray et Ploërdut ont été suspendus faute d'élèves inscrits, réduisant ainsi la dépense globale de l'intercommunalité. Les élus ont rappelé que la Région plafonne sa participation, car il est essentiel de comprendre qui gère les transports en France pour saisir l'implication financière de chaque collectivité. Cette organisation laisse un surcoût structurel à la charge des collectivités locales dans ce territoire rural, impliquant directement les budgets décidés lors du conseil municipal de chaque commune.
