Budget, repas et services : les principaux choix de Thorigné-Fouillard
Le conseil municipal de Thorigné-Fouillard a arbitré plusieurs dépenses, des équipements sportifs aux repas des services publics, tout en renforçant certains postes municipaux. L’abandon du chantier des Longrais, l’avenir du Bistro’C et les mesures pour les aînés et la jeunesse figurent parmi les décisions marquantes.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 3 min de lecture
Le conseil municipal du 1er juillet a abordé des sujets qui touchent aux équipements, aux services quotidiens et aux finances de Thorigné-Fouillard. Plusieurs arbitrages ont suscité des échanges, notamment l’abandon de la rénovation du terrain d’honneur des Longrais et le devenir du Bistro’C.
Des arbitrages sur les équipements et les dépenses
La commune renonce à rénover le terrain des Longrais, alors que plus de 30 000 € avaient déjà été consacrés à la maîtrise d’œuvre. La municipalité estime que l’arrêt du projet permettra d’éviter plus de 300 000 € de dépenses et de consacrer les moyens disponibles à l’entretien des bâtiments, notamment face aux fortes chaleurs. L’opposition a contesté ce choix, qu’elle considère comme un gaspillage d’argent public. Les enjeux de cette décision sont détaillés dans notre article sur l’abandon du chantier des Longrais.
Pour les repas des écoles, des accueils de loisirs, de la petite enfance, de l’Espace Jeunes et de l’EHPAD, le conseil a retenu Armonys Restauration. Le contrat prévoit aussi une option de repas à manger avec les doigts pour les résidents qui en ont besoin. Les objectifs évoqués de produits biologiques et locaux devront être renégociés après l’audit financier de la commune.
Le conseil a également confié la télésurveillance des bâtiments communaux à un prestataire pour quatre ans, dans la limite de 100 000 € hors taxes. Le coût annuel de la surveillance à distance est fixé à 5 360 € hors taxes, avec une facturation distincte pour chaque intervention de vérification sur place.
Des services renforcés, un commerce en réflexion
Deux emplois temporaires doivent renforcer l’encadrement des enfants et des jeunes à partir de septembre, en particulier le mercredi. La commune veut ainsi apporter davantage de continuité aux équipes et réduire le recours aux contrats courts et aux vacataires. Un poste d’apprenti pour l’entretien des bâtiments doit aussi être créé, tandis que plusieurs conditions de recrutement évoluent dans les services municipaux. Retrouvez les détails sur les deux postes d’animation et les autres évolutions des effectifs.
Un accord de 7 500 € doit mettre fin au litige entre la commune et l’agence immobilière lié à l’achat du fonds de commerce du Bistro’C. L’appel à candidatures pour reprendre l’établissement n’ayant suscité aucune proposition, la municipalité envisage la possibilité d’un espace social, après un audit financier. Les étapes de cet accord et les pistes pour le lieu sont présentées dans notre article sur le Bistro’C et son avenir.
Transition écologique, aînés et décisions locales
Thorigné-Fouillard adhère à BRUDED, un réseau d’échange d’expériences entre collectivités, pour éclairer ses projets de transition écologique. La cotisation 2026 s’élève à 3 205,80 €. Le conseil a aussi renouvelé l’adhésion de la commune à un réseau consacré à l’adaptation des villes aux besoins des aînés, pour 400 € par an. Les plus de 60 ans représentaient 23,3 % de la population en 2022, et une projection présentée pendant la séance anticipe près de 1 000 personnes supplémentaires dans cette tranche d’âge d’ici 2032.
Parmi les autres décisions, la commune n’exercera pas son droit de préemption sur deux biens mis en vente à 280 000 € et 280 650 €. Un échange de terrains prévoit un complément de 19 350 €. Le conseil a également apuré des créances pour un total de 2 141,65 € et accordé une bourse de 450 € à un jeune Thoréfolé préparant un projet de volontariat au Kenya. Ces décisions complètent le panorama des opérations immobilières, créances et aides locales.
Les séances de conseil municipal sont publiques, mais seuls les élus ont un droit légal de poser des questions. Les dispositifs permettant aux citoyens d'interpeller le conseil sont facultatifs et varient selon chaque commune.
Le département gère la solidarité sociale, les collèges et les routes départementales. La région pilote l'économie, les lycées, la formation professionnelle et les transports interurbains. Comprendre cette répartition permet de savoir quelle collectivité contacter et qui finance quoi.