Un patrimoine sculpté à restaurer
Cherbourg-en-Cotentin possède cinq statues publiques protégées au titre des Monuments historiques : Thémis, Minerve, Bricqueville, Napoléon Ier et Jean-François Millet. Une étude menée en 2023 a montré que plusieurs d’entre elles nécessitent des restaurations, avec une priorité donnée à Thémis et Minerve, dont certains éléments sculptés sont déjà tombés.
La Ville prévoit de planifier quatre campagnes de restauration sur plusieurs années, une par statue concernée. Ces interventions s'inscrivent dans une politique plus large de financement des projets locaux permettant à la fois de conserver les œuvres, de prévenir les risques pour l’espace public et de mieux valoriser ce patrimoine auprès des habitants.
Première opération
35 000 € TTC
C’est le coût estimé de la restauration de la statue de Thémis, soit 29 000 € HT.
Thémis, une statue venue du Palais Bourbon
La première restauration portera sur Thémis, située au carrefour de l’avenue Jean-François Millet, de la rue de la Saline, de l’avenue de l’Hôpital, de l’avenue de l’Amiral Lemonnier et de la rue du Maupas. Cette statue colossale en pierre calcaire mesure 4,20 m de haut.
Réalisée par Jean-Antoine Houdon, elle faisait partie d’un programme artistique conçu pour l’Assemblée nationale, avec Minerve. Les deux statues ont été déplacées à Cherbourg en 1990 à l’initiative du député de la Manche Jean-Marie Daillet, puis remplacées à Paris par des copies.
Nettoyage, consolidation et restitution
L’état de conservation de Thémis est jugé préoccupant : croûtes noires, développement microbiologique, perte de cohésion de la pierre et anciennes reprises dégradées. Les travaux prévus comprennent un nettoyage poussé, la consolidation de la pierre, la reprise des joints, des ragréages, des retouches d’harmonisation et la reconstitution de certains éléments manquants, comme des doigts.
La Ville sollicitera des subventions auprès de l’État, via la direction régionale des affaires culturelles, et du Département de la Manche, ainsi que des mécénats. Le conseil municipal a adopté la délibération à l’unanimité, confirmant l'importance de ce dossier parmi les premières priorités municipales de la mandature.
