Des points d’apport volontaire sous tension
La question des déchets a été soulevée en fin de conseil municipal, à partir de la situation observée dans la zone d’activité et autour des colonnes de tri. Plusieurs élus ont décrit des points d’apport envahis par des sacs, avec un sentiment partagé de dégradation de la situation.
Le maire a relié une partie du problème aux contrôles et refus de ramassage intervenus en avril pour erreurs de tri. Lorsque des sacs sont refusés à l’entrée du centre de tri, ils doivent être transportés ailleurs pour être enfouis, ce qui entraîne des coûts supplémentaires de transport et de traitement selon les principes de la politique publique de gestion des déchets.
Un enjeu financier et pratique
Le message rappelé en séance est simple : si une colonne est pleine, les habitants doivent se rendre vers un autre point d’apport ou rapporter leurs déchets chez eux. Les dépôts au pied des conteneurs dégradent l’espace public et compliquent le travail de collecte, rappelant que l’abandon de déchets sur la voie publique est passible d’une amende forfaitaire comme le précise le site officiel Service-Public.fr.
Les élus ont aussi évoqué le point d’apport situé sous la chambre funéraire, jugé peu adapté en raison des débordements. Le gestionnaire de l’établissement n’y serait plus favorable, et l’agglomération a déjà été sollicitée pour envisager des points semi-enterrés, sans réponse définitive à ce stade.
Vers une réflexion plus large sur le système de collecte
Le sujet dépasse la seule commune, car la gestion des déchets et la répartition des services souligne souvent la différence entre conseil municipal et conseil intercommunal. Le maire a indiqué que l’intercommunalité était encore en train de se structurer, mais que l’harmonisation du système et du type de collecte devrait être abordée dès le début du mandat.
Plusieurs pistes ont été discutées, comme réduire le nombre de points d’apport pour créer des sites de plus grande capacité, ou revoir la fréquence et le type de ramassage. Certains élus ont aussi évoqué l’intérêt de collecter davantage les déchets recyclables plutôt que les déchets résiduels, tandis que les colonnes semi-enterrées ont suscité des interrogations sur leur effet réel sur la qualité du tri conformément aux recommandations de l'ADEME sur la collecte des déchets.
Dans le même échange sur les sujets portés par l’agglomération, une question a été posée sur l’épicerie solidaire, ce qui touche aux compétences de l'action sociale de la collectivité. Le maire a répondu que l’agglomération se mettait en place et que ce dossier n’était pas, pour l’instant, prioritaire.
