Sevran affiche 11 M€ d’épargne brute et 73,88 M€ de dette en 2025. Les investissements progressent, et le débat porte sur les emprunts comme sur les recettes.
Par la rédaction d’Echo des villes
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Les comptes 2025 de la commune de Sevran font état de 11 millions d’euros d’épargne brute, soit 10,90 %, et de 2,59 millions d’euros d’épargne nette. L’encours de dette atteignait 73,88 millions d’euros. Le ratio de désendettement, qui rapporte la dette à l’épargne, était de 6,72 années. Le conseil municipal a approuvé le compte administratif.
Des équipements en forte progression
Les dépenses d’équipement ont augmenté de 43,67 % en 2025, après des hausses de 12,6 % en 2024 et de 41,9 % en 2023. Parmi les opérations citées figurent le centre aquatique Aquarena, le bâtiment de la police municipale et le pôle urbain ouverts en février, la maison des anciens combattants et de la mémoire, l’îlot Crétier et la végétalisation des cours d’école.
Aux Anciennes Beaudottes, une convention avec la SPL Séquano porte sur 12 annuités pour quatre équipements : un terrain de sport extérieur, un gymnase, un pôle socioculturel et un pôle petite enfance.
Dette, fiscalité et recettes au cœur du débat
Les recettes d’emprunt reportées en investissement s’élevaient à 11,55 millions d’euros. Le maire et le rapporteur ont indiqué que les emprunts étaient sécurisés, avec 9 millions d’euros auprès de la Société Générale et 2 millions auprès de La Banque Postale.
Au cours du débat, Najat Mabchour a présenté une trajectoire de dette passant d’environ 65,5 millions d’euros en 2024 à près de 74 millions en 2025, autour de 76 millions en 2026 et au-delà de 110 millions en 2030. Ces montants constituent la trajectoire avancée par l’élue. Le rapporteur a rappelé que les comptes votés décrivent l’année 2025 et que le débat budgétaire ainsi qu’un plan pluriannuel d’investissement doivent permettre d’examiner la suite.
La commune indique que ses taux de fiscalité sont maintenus depuis 2011, avec une baisse en 2019 dont l’effet est évalué à 941 000 euros par an. Les bases de calcul des impôts ont, elles, été revalorisées de 23 % entre 2020 et 2026 : taux et bases sont deux éléments distincts du calcul. Pour comprendre qui décide des taux des impôts locaux, consultez notre guide dédié.
Les recettes proviennent principalement de la fiscalité locale, qui représente 41 %, puis des dotations et subventions (35 %), de la péréquation (18 %), des recettes d’usagers (5 %) et d’autres recettes (1 %). Cette répartition éclaire les différentes sources qui contribuent au financement des projets locaux.
Le ministre de l'Agriculture constate chaque été l'indice national des fermages (127,04 en 2026, +3,23 %). Le préfet de chaque département fixe ensuite, par un arrêté publié au recueil des actes administratifs, la fourchette de loyer des terres et bâtiments agricoles qui s'applique chez vous.
La gestion des établissements scolaires est partagée entre l'État et les collectivités territoriales selon une répartition issue des lois de décentralisation. Comprendre qui fait quoi permet de savoir vers qui se tourner selon le problème rencontré.