À Septèmes-les-Vallons, le conseil municipal entre sécurité, énergie et services publics
La séance du 5 juin 2026 a porté sur le foncier, la transition énergétique, les agents des écoles, le logement et le soutien associatif. Elle a aussi relancé la demande d’un commissariat à Plan de Campagne, sans déboucher sur une décision concernant sa création.
Par la rédaction d’Echo des villes
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Le conseil municipal de Septèmes-les-Vallons a examiné le 5 juin plusieurs sujets touchant directement la vie locale. Les décisions concernent notamment l’organisation des agents d’entretien des écoles, l’aide au logement, les associations, l’énergie et la maîtrise foncière de la commune.
Des décisions pour le patrimoine et les services municipaux
La commune a approuvé l’acquisition à l’amiable d’une parcelle de 6 235 m² située aux Peyrards Est. Le prix et la destination future du terrain n’ont pas été communiqués, ce qui laisse ouverte la question de son usage.
Le conseil a également adopté une évolution de l’organisation du temps de travail et du règlement intérieur des agents d’entretien des groupes scolaires. Le dossier a été préparé avec les services municipaux, l’adjointe à l’éducation et les organisations syndicales, avec l’objectif annoncé d’améliorer les conditions de vie des agents. La répartition des compétences dans les écoles permet de distinguer cette organisation municipale des responsabilités pédagogiques de l’Éducation nationale.
La commune rejoint par ailleurs le programme ACTEE et son fonds CHÊNE, consacrés à l’accompagnement de la rénovation énergétique des bâtiments publics. Cette adhésion crée un cadre de partenariat, mais aucun bâtiment, calendrier de travaux ni mesure précise n’a encore été annoncé.
Logement, associations et vie publique
La contribution communale au Fonds de Solidarité pour le Logement pour 2026 a été approuvée à l’unanimité. Ce dispositif vise les personnes qui rencontrent des difficultés liées à leur logement, mais le montant de la participation de Septèmes-les-Vallons n’a pas été précisé.
La deuxième répartition des subventions aux associations a été adoptée à la majorité. Cinq élus ont voté contre et trois ne ont pas pris part au vote, tandis qu’aucun montant n’a été communiqué. Deux lieux ont aussi été renommés, la salle de réunion du rez-de-chaussée de la mairie devenant la salle « Roger Maria » et la placette des Peyrards prenant le nom de « Maryse et Marcel Validieri ».
La séance a enfin permis de désigner neuf suppléants pour les élections sénatoriales du 27 septembre 2026. Les 33 conseillers municipaux sont délégués de droit et les suppléants ne pourront intervenir qu’en cas d’empêchement d’un titulaire ; deux listes ont obtenu respectivement huit et un sièges.
La sécurité de Plan de Campagne reste une revendication
En dehors de l’ordre du jour, Patrick Magro a relancé la demande d’un commissariat de plein exercice pour le bassin de vie de Plan de Campagne. Le secteur compte environ 7 500 salariés et plusieurs milliers de visiteurs chaque jour, mais aucune décision municipale n’a été prise sur la création d’un tel équipement. Les échanges ont toutefois fait état d’une coopération améliorée avec la Police nationale.
Le conseil municipal a aussi approuvé la composition de plusieurs instances, la création d’emplois permanents et le recours à l’apprentissage. Les informations communiquées ne détaillent ni les postes concernés ni le nombre d’apprentis. Pour suivre les décisions locales, les habitants peuvent consulter les règles relatives à la publication des actes du conseil municipal ainsi que les modalités pour assister à une séance.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.
Une délibération se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois qui suivent sa publication. Un recours gracieux auprès du maire, envoyé dans ce délai, l'interrompt, et l'avocat n'est pas obligatoire.
Non : aucun texte n’oblige un maire à habiter sa commune. Il doit seulement y être électeur ou être inscrit à un impôt de la commune, comme la taxe foncière. Seule limite : les élus qui n’habitent pas la commune ne peuvent pas dépasser un quart du conseil municipal.