À Sannois, le conseil municipal combine rigueur budgétaire et investissements de proximité
Le conseil municipal de Sannois a arrêté un budget 2026 de près de 73 millions d’euros, sans modifier les taux communaux d’imposition. La séance a également porté sur les investissements, les écoles, les aides locales, la jeunesse et l’organisation des services publics.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Le conseil municipal de Sannois a adopté un budget 2026 équilibré à près de 73 millions d’euros. Il prévoit environ 50,8 millions d’euros pour le fonctionnement et 22 millions d’euros pour l’investissement, avec la reprise de plus de 10 millions d’euros d’excédent. Le budget a été adopté avec 10 voix contre, dans un contexte où la baisse de l’épargne et les choix d’investissement ont suscité des désaccords.
Fiscalité stable et suivi des risques
Les taux communaux d’imposition restent inchangés en 2026 : 40,18 % pour les propriétés bâties, 72,97 % pour les propriétés non bâties et 18,97 % pour les résidences secondaires. Le produit fiscal attendu dépasse 20,2 millions d’euros. Cette décision a été adoptée avec quatre voix contre et une abstention, tandis qu’une baisse pourrait être envisagée dans les prochaines années.
La commune a aussi prévu 186 000 euros pour couvrir les risques financiers liés à dix contentieux en cours. Cette somme constitue une réserve budgétaire et ne préjuge pas de l’issue des procédures. Le conseil a par ailleurs adopté un règlement précisant les règles de préparation et d’exécution du budget, obligatoire depuis le passage à la nomenclature comptable M57 en 2023. Les principaux équilibres financiers sont détaillés dans notre article sur le budget 2026 de Sannois.
Des investissements rééchelonnés
Plusieurs projets voient leur calendrier financier ajusté. La réhabilitation de la villa Rozée atteint environ 3,73 millions d’euros, tandis que le centre horticole est porté à environ 1,95 million d’euros. Le projet de Pôle Santé conserve une enveloppe d’environ 7,33 millions d’euros, mais ses crédits sont étalés jusqu’en 2028.
Les travaux dans les écoles suivent également des échéanciers prolongés : la rénovation de Jules-Ferry représente environ 2,12 millions d’euros avec des crédits répartis jusqu’en 2027, et celle d’Henri-Dunant mobilise une enveloppe comparable jusqu’en 2028. À l’inverse, le projet d’école de transition est définitivement abandonné, avec une actualisation des crédits destinés à solder les engagements déjà pris. Ces décisions s’inscrivent dans le suivi des financements des projets locaux et de la gestion des écoles.
Jeunesse, culture et fonctionnement municipal
Le dispositif Chantier Troc proposera 16 places en 2026. Les jeunes participants pourront recevoir une contrepartie de 50 euros par jour, dans la limite de cinq jours, utilisable notamment pour une formation, le permis de conduire, le brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur ou une activité sportive.
L’enveloppe globale des subventions de fonctionnement progresse de 2 474 euros, soit 0,05 %. Le centre communal d’action sociale reçoit 3 714 800 euros et la caisse des écoles 14 000 euros, malgré des baisses ciblées pour certaines aides scolaires. Les taux d’imposition et les subventions sont à replacer dans le cadre plus large des choix fiscaux de 2026.
La séance a enfin installé plusieurs commissions municipales, fixé les priorités de formation des élus et organisé le futur dialogue social entre la commune et son centre communal d’action sociale. Sur le volet culturel, un local temporaire d’environ 130 m² sera mis à disposition de l’EMB pour stocker son matériel dans le contexte de l’évolution des conditions d’accueil liées au plan Vigipirate. L’ensemble de ces décisions peut être suivi grâce aux règles de publication des actes du conseil municipal.
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