Une exploitation bovine réorientée
Le conseil municipal était consulté sur le projet de l’EARL Dolley, située au lieu-dit Hôtel Quesnel à Hauteville-la-Guichard. Le dossier relève de la procédure des installations classées pour la protection de l’environnement, qui encadre les activités pouvant avoir des effets sur l’environnement, la santé ou le voisinage. Le conseil municipal joue un rôle consultatif essentiel dans ce type de dossier local.
L’exploitation disposait jusqu’ici d’une autorisation portant sur 180 vaches allaitantes, 350 bovins à l’engraissement et 198 hectares de surface agricole utile. Le projet prévoit l’arrêt total de l’atelier de vaches allaitantes et une spécialisation dans la production de viande bovine, avec des taurillons charolais et limousins vendus vers 21 ou 22 mois.
Un bâtiment photovoltaïque et un épandage ajusté
Le projet comprend la construction d’un bâtiment photovoltaïque de 1 600 m² destiné à accueillir 240 taurillons ainsi qu’un stockage de fourrage et de paille. L’objectif indiqué est de préparer l’installation d’un jeune agriculteur et de sécuriser la production de viande pour maintenir l’activité. Ce sujet a été abordé parmi d'autres informations pratiques de fin de séance lors des récents échanges municipaux.
Le plan d’épandage passerait de 131 à 135 hectares. Les communes concernées sont Hauteville-la-Guichard, Marigny-le-Lozon, Monthuchon, Quettreville-sur-Sienne, Saint-Sauveur-Villages et Saint-Germain-sur-Ay. Les citoyens peuvent d’ailleurs assister au conseil municipal pour suivre l'évolution de tels dossiers environnementaux.
Un avis communal sans opposition
La commission municipale proposait un avis favorable. Lors des échanges, Paul Lefranc a précisé que les effectifs d’animaux mentionnés correspondent à des plafonds administratifs et pas nécessairement à l’objectif réel d’exploitation. Laurent Huet a souligné la complexité du dossier, tandis que Norbert Cron a interrogé le lien entre hausse du nombre de bovins et volumes d’azote.
Le conseil municipal a finalement donné un avis favorable par 27 voix pour, sans vote contre ni abstention. On notera d'ailleurs la nouvelle composition du conseil pour cette délibération. Cet avis communal ne vaut pas autorisation finale, mais il fait partie des éléments transmis dans la procédure d’instruction menée par les services de la préfecture de la Manche, dont le résumé sera consigné dans le prochain proces-verbal de conseil municipal.
