Le conseil municipal de Saint-Malo du 2 avril 2026 a combiné l’installation d’outils de fonctionnement pour le nouveau mandat et plusieurs sujets à fort impact local. Les élus ont désigné les représentants municipaux au Centre communal d’action sociale, organisé les commissions de travail, puis répondu à des questions sur les écoles, l’environnement et le projet immobilier des Nielles.
Le CCAS et les commissions municipales installés
Le conseil a d’abord examiné les délégations accordées au maire pour gérer certaines décisions entre deux séances. La majorité a confirmé que les décisions prises dans ce cadre seraient communiquées aux conseillers à chaque réunion du conseil municipal.
Les élus ont ensuite fixé à huit le nombre de représentants municipaux siégeant au conseil d’administration du Centre communal d’action sociale. Sur 43 votants, la majorité obtient six sièges, la liste Nouveau Cap cité Audacieuse & Participative ! un siège et Voies communes Saint-Malo un siège. Les membres déclarés sont Pierrette Tronel, Marie Burgaleta-Bouvier, Guillaume Perrin, Pascale Esneu-Maheu, Caroline Crance, Céline Dreno, Pascal Dreano-Delale et Alain Guillard.
La Ville a aussi prévu des commissions municipales permanentes à onze membres. Ces groupes préparent les dossiers avant leur présentation en séance publique et ont donné lieu à un débat sur la représentation de l’opposition municipale.
Grève des agents des écoles : la Ville annonce une méthode
Le groupe Nouveau Cap cité audacieuse et participative a interrogé la majorité sur le préavis de grève déposé du 2 au 30 avril par des agents des écoles et du Centre communal d’action sociale. Les revendications évoquées concernent notamment la titularisation d’agents contractuels, la reconnaissance de la pénibilité, les horaires et les missions en centre de loisirs.
Le jour du conseil, l’accueil des enfants en classe n’a pas été empêché, selon la Ville, bien que la répartition des compétences place la gestion du personnel technique sous la responsabilité de la commune. En revanche, 11 restaurants scolaires et un accueil périscolaire ont fermé, avec 108 agents grévistes sur environ 1 200 agents de la collectivité.
Une première réunion de concertation a eu lieu le 31 mars. La Ville prévoit une instance technique le 7 avril avec les ressources humaines et des représentantes des agents, puis un comité de pilotage associant syndicats et élus. L’objectif annoncé est de construire des propositions concrètes et un plan d’action avant l’été, pour la rentrée suivante.
Cadmium et qualité de l’air : des suivis renforcés
La présence possible de cadmium dans les sols, les sédiments et l’air a été discutée en lien avec les activités portuaires et industrielles. La Ville a confirmé que le sujet était jugé préoccupant, notamment autour du port où le phosphate est déchargé.
À la demande de la Communauté Professionnel Territoriale de Santé, la Ville et la Région ont donné leur accord à des analyses de terre sur dix sites autour du port. Les résultats n’étaient pas connus au moment du conseil. La Région pilote aussi un travail sur la qualité de l’eau dans le bassin Bouvet, où des sédiments seraient contaminés par différents métaux lourds.
Sur la qualité de l’air, les élus ont évoqué deux épisodes de pollution en mars, dont un pic mesuré à la station du cimetière de Rocabey avec 344 microgrammes d’ammoniac par mètre cube. La majorité indique que les mesures de la station urbaine de fond restent sous les valeurs réglementaires françaises et européennes et que le seuil d’alerte n’a jamais été atteint depuis l’installation des appareils de mesure.
La Ville prévoit d’élargir l’instance de suivi de la qualité de l’air, qui réunit déjà treize partenaires, et de renforcer le dialogue avec les entreprises lors des épisodes de pollution. Elle rappelle aussi l’installation de nouveaux capteurs à Rocabey, financés par Saint-Malo Agglomération, la Région et l’État.
Aux Nielles, la vente des terrains peut avancer selon la majorité
Le projet des Nielles, porté par le groupe RAULIC sur les terrains de l’ancien camping au 49 avenue John Kennedy, est revenu dans le débat après une décision de la Cour administrative d’appel de Nantes. Le 25 mars 2026, cette juridiction a jugé légale la vente des terrains par le conseil municipal, selon la question posée en séance.
L’opposition a interrogé la majorité sur la possibilité d’avancer alors qu’une consultation publique doit se tenir du 10 avril au 10 mai 2026 sur la détermination de la limite du rivage. L’adjoint à l’urbanisme a indiqué qu’un recours en cassation restait possible, mais que la Ville estimait peu probable une remise en cause de la légalité de la délibération de vente.
La majorité considère aussi que la limite du rivage toucherait le projet seulement à la marge, loin des constructions prévues. Elle juge que le site repose sur une zone granitique peu exposée au recul du trait de côte, à la différence de secteurs comme la Varde et le Val.
