La séance du conseil municipal a abordé plusieurs sujets qui concernent directement la vie quotidienne à Quettreville-sur-Sienne. Les élus ont notamment prévu une aide exceptionnelle de 1 200 euros pour le transport scolaire et fixé les tarifs de cantine applicables à partir du 1er septembre 2026. Le repas enfant coûtera 3,70 euros, tandis que le repas adulte sera facturé 5,30 euros. Les tarifs progressent de 5 centimes dans la plupart des cas, alors qu’environ 60 % des produits utilisés sont issus de l’agriculture biologique.
La commune prépare aussi plusieurs améliorations dans les équipements publics. La cantine scolaire de Trelly bénéficiera d’un traitement acoustique de 9 445,85 euros TTC, avec des panneaux et des rideaux destinés à réduire le bruit. Elle financera également les parkings du futur cabinet médical de la rue de la Roseraie, pour 12 135,60 euros TTC. Ces deux opérations représentent 21 581,45 euros TTC. Ces choix illustrent le rôle du conseil municipal dans les services du quotidien.
Logement et services publics
Le projet de lotissement de la Bouillonnière entre dans une phase opérationnelle avec 37 lots, proposés à 66 euros HT le mètre carré. Pour financer la viabilisation, la commune contracte un emprunt de 972 000 euros sur trois ans, à taux fixe de 3,39 %. Le choix fait débat, car le rythme des ventes déterminera la durée pendant laquelle cette opération pèsera sur les finances communales. Cinq lots doivent par ailleurs être achetés par Logimanche dans le cadre de la location-accession. Les enjeux de ce projet sont détaillés dans l’article consacré à la Bouillonnière.
Sur le front de la santé, la commune pourra faire appel à un cabinet spécialisé pour recruter un médecin généraliste, avec une rémunération de 8 000 euros HT uniquement en cas de prise de fonction. Elle prévoit aussi jusqu’à 4 665,74 euros TTC pour adapter le poste de travail d’un agent en situation de handicap, avec une aide pouvant atteindre 90 % du surcoût auprès du Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique.
Environnement et protection du territoire
La station d’épuration de la route de la Vanne fera l’objet d’une première sécurisation, pour 16 263,49 euros TTC. La commune veut ensuite réduire les eaux parasites qui diminuent l’efficacité du traitement, avant d’envisager un dispositif destiné à limiter les rejets de phosphore. La station dispose actuellement d’une capacité de 2 000 équivalents-habitants, et le faible débit du cours d’eau récepteur renforce l’enjeu environnemental.
À Contrières, le conseil municipal a donné à l’unanimité un avis de principe favorable au projet agrivoltaïque de Photosol. La centrale représenterait environ 15 mégawatts-crête sur 36 hectares, avec une production annoncée de 21 gigawattheures par an. Le pâturage bovin et la fauche seraient maintenus, tandis que les haies, les zones humides et les éléments écologiques identifiés devraient être préservés. Cet avis ne constitue toutefois pas une autorisation : le projet doit encore suivre les procédures réglementaires et la concertation.
La prévention des inondations reste également soumise à un calendrier contraint. Le coût de la préfiguration du système d’endiguement de Montmartin-sur-Mer et Hauteville-sur-Mer est ramené à 1 947 458,50 euros HT, soit 244 202,50 euros de moins que le montant initial. La phase opérationnelle doit commencer avant octobre 2026 pour préserver les aides du Fonds Barnier. Le projet associe notamment Coutances mer et bocage et le Département de la Manche.
Sécurité et organisation municipale
Le centre de secours local a réalisé 534 interventions en 2025, dont 159 sur le territoire communal, puis 180 au cours des quatre premiers mois de 2026. Il compte 35 sapeurs-pompiers volontaires, parmi lesquels huit femmes. La commune prévoit de renforcer la coopération avec le Service départemental d’incendie et de secours de la Manche, tandis que sept jeunes de Quettreville font partie des 24 membres de la section des jeunes sapeurs-pompiers Soulles et Sienne.
Les élus ont également maintenu le pouvoir de police spéciale relatif à l’habitat indigne au niveau du maire, plutôt que de soutenir son transfert automatique à l’intercommunalité. La commune souhaite conserver un contact direct avec les habitants concernés, tout en continuant à coordonner son action avec Coutances mer et bocage. Cette répartition des responsabilités peut être éclairée par l’analyse consacrée à l’habitat indigne.
Enfin, plusieurs évolutions toucheront les services municipaux : changement au service des ressources humaines, renforts temporaires, départ d’une agente de cantine et mutation du policier municipal au 1er septembre 2026. Un groupe de travail doit réfléchir aux orientations futures de ce service, alors que la commune prépare aussi un nouveau site internet et une application mobile pour améliorer l’information des habitants. Les dépenses et arbitrages liés à ces projets s’inscrivent dans les mécanismes présentés dans notre guide du financement des projets locaux.
