Les travaux de viabilisation du lotissement de la Bouillonnière peuvent commencer. Le projet prévoit 37 lots, avec des parcelles d’environ 500 m² en moyenne, destinées à élargir l’offre de logements à Quettreville-sur-Sienne.
Les marchés de viabilisation représentent 808 870,75 euros HT. Ils couvrent le terrassement, la voirie et l’assainissement pour 566 777,97 euros HT, les tranchées, l’eau potable et les télécommunications pour 198 995,50 euros HT, ainsi que les espaces verts pour 43 097,28 euros HT. Le prix de vente a été fixé à 66 euros HT par mètre carré.
Un financement sur trois ans
La commune emprunte 972 000 euros à taux fixe de 3,39 % sur trois ans pour financer les travaux. Le coût total estimatif de cet emprunt atteint 98 852,40 euros. Environ 300 000 euros ont déjà été dépensés pour le terrain, le bornage et la maîtrise d’œuvre.
Le calendrier pèse dans le débat : le permis d’aménager expire en 2027 et, sans intervention, les parcelles pourraient devenir inconstructibles dans le futur plan local d’urbanisme intercommunal. Les mécanismes de financement des projets locaux permettent de mieux comprendre pourquoi la commune porte temporairement cette dépense.
Logimanche s’est engagé par écrit à acheter cinq lots en location-accession. La commune indique également avoir recensé plus de 180 demandes de logements sociaux, en plus des demandes de construction. Le projet reste toutefois exposé à un risque : si les ventes sont lentes, le remboursement de l’emprunt pèsera plus longtemps sur les finances communales.
« Est-ce qu'une commune est faite pour devenir un lotisseur ? »
Une intervention au conseil municipal
À l’inverse, les défenseurs du projet estiment que l’absence de nouvelles familles fragiliserait les écoles et la vie locale. D’autres décisions du conseil municipal concernent directement les services du quotidien.
