Interrogé par l'opposition, le maire de Ploërmel a détaillé l'avancement de plusieurs dossiers de santé. La commune attend toujours une réponse de l'Agence régionale de santé sur les autorisations de scanner et d'IRM demandées dans le cadre des échanges avec le cabinet RIVA de Vannes, qui conditionne son installation à ces équipements.
La situation des EHPAD Le Val et Le Tournisset est présentée comme une priorité. Le maire a décrit des bâtiments vétustes et des sanitaires inadaptés aux personnes en fauteuil roulant. Le scénario privilégié consiste à reconstruire un établissement unique de 90 lits à proximité du Clos des Tilleuls. Cette gestion de l'hébergement médicalisé s'inscrit dans le cadre plus large de l' action sociale entre commune et département, dont les compétences sont partagées.
La situation financière de l'hôpital, marquée par un déficit cumulé estimé entre 40 et 50 millions d'euros, complique toutefois le recours à l'emprunt. Pour d'autres investissements, la municipalité doit d'ailleurs faire preuve de vigilance, comme l'indiquent les derniers comptes 2025 de Ploërmel qui incitent à la prudence budgétaire.
Pour la médecine de ville, la municipalité étudie notamment un éventuel rachat du cabinet Laënnec, le logement de praticiens et une stratégie de recrutement. Elle met aussi en avant le futur classement de Ploërmel en Zone d'Intervention Prioritaire, qui doit ouvrir droit à des exonérations fiscales. Ces questions de fiscalité et de dotations sont régulièrement débattues lors d'un conseil municipal, organe décisionnaire de la vie locale.
Le projet Lexham suscite en revanche la méfiance du maire, qui considère qu'il ne présente pas de médecins identifiés à ce stade. Ces débats ont été suivis de près par l' opposition municipale, qui veille à l'avancement concret de ces dossiers prioritaires pour les habitants.
