Une demande d’accès plus large aux débats
En fin de séance, Erwan Ribault, conseiller municipal d’opposition, a interrogé le maire sur la possibilité de diffuser les conseils municipaux en vidéo, en direct ou en différé. Il a cité des communes voisines, notamment Lorient et Lanester, qui proposent déjà ce type de retransmission.
L’objectif avancé est de faciliter l’accès des habitants à l’information municipale. Pour les citoyens qui ne peuvent pas se déplacer en mairie aux horaires des séances, une diffusion vidéo permettrait de suivre les débats à distance, complétant ainsi le droit fondamental qu'a tout citoyen d'assister au conseil municipal.
Le maire évoque les effets possibles sur les échanges
Ronan Loas a répondu que le sujet n’était pas écarté et qu’il avait déjà été discuté lors de la préparation du programme municipal. Il a toutefois souligné que la vidéo pouvait modifier les comportements en séance, en favorisant parfois des prises de parole pensées pour la communication plutôt que pour l’échange entre élus au sein du conseil municipal.
Le maire a aussi rappelé que les comptes rendus et les délibérations sont publics. Selon lui, la question doit être examinée avec sérieux, conformément aux principes de la protection des données personnelles et de l’information des habitants, tout en respectant l'obligation de publication de la collectivité.
Aucun calendrier annoncé
Aucune décision formelle n’a été prise lors de cette séance, puisqu’il s’agissait d’une question orale et non d’une délibération nécessitant une inscription préalable à l'ordre du jour du conseil municipal. Le maire a indiqué que les modalités techniques, organisationnelles et financières devaient encore être étudiées.
La discussion devrait donc se poursuivre au sein de la majorité municipale avant toute annonce. Pour les habitants, l’enjeu reste de savoir si Ploemeur rejoindra les communes qui rendent leurs conseils municipaux accessibles en vidéo, facilitant ainsi le travail de l'opposition municipale et l'engagement citoyen tel que défini par le Code général des collectivités territoriales.
