Une ligne de trésorerie comme filet de sécurité
La commune a ouvert une ligne de trésorerie de 2 millions d’euros auprès de la Caisse d’Épargne, pour une durée maximale d’un an à compter du 1er février 2026. Cet outil permet de faire face à d’éventuels décalages entre les dépenses à régler et les recettes attendues, sans signifier que l’ensemble de la somme sera mobilisé.
Le maire a présenté cette réserve comme une mesure de prudence, dans un contexte où certaines recettes sont moins prévisibles. Il a notamment cité la taxe d’aménagement, liée aux autorisations d’urbanisme, dont les reversements seraient plus volatils pour la commune. Ce type de gestion financière est courant pour assurer le financement des projets locaux en attendant le versement des taxes et subventions.
Des biens communaux revendus
Les élus ont aussi été informés de ventes de gré à gré réalisées en 2025. Ces cessions directes concernent du matériel communal devenu inutile aux services, dont des chariots de manutention, des chaises, une chaudière, des bacs et couvercles en inox ou encore des échelles.
Le total de ces ventes atteint 3 478 euros toutes taxes comprises. Même modestes, ces opérations permettent de suivre la sortie de certains biens du patrimoine matériel communal, dont la gestion relève des prérogatives du conseil municipal de Ploemeur.
Un recours rejeté par la justice administrative
Sur le volet juridique, la commune a signalé le rejet d’une demande de suspension déposée par l’Atelier d’Urbanisme Ploemeurois contre un permis d’aménager délivré le 3 mars 2026. Ce permis concerne la création de trois lots individuels à bâtir.
Le tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande et condamné l’association requérante à verser 1 000 euros à chacune des parties. Le conseil municipal a pris acte de ces décisions, sans débat de fond sur le projet d’aménagement. Cette séance a également été l'occasion pour les élus d'évoquer la possible retransmission vidéo du conseil municipal afin d'améliorer la transparence des débats.
