Aux Moitiers-en-Bauptois, l’immeuble communal sera vendu pour 123 000 €
Le conseil municipal de Picauville a accepté à la majorité une offre d’achat pour l’immeuble situé 32, 34 et 36 route de Longuerac, après un débat sur le patrimoine communal et le logement locatif.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Un bien en vente depuis 2024
La commune avait décidé en novembre 2023 de mettre en vente l’immeuble communal des Moitiers-en-Bauptois, situé 32, 34 et 36 route de Longuerac, au prix de 160 000 €. Le bien a ensuite été officiellement proposé à la vente en juillet 2024 par les notaires de Picauville et une agence immobilière, mais les premières visites n’ont pas abouti.
En novembre 2025, le prix avait été abaissé à 140 000 €. Une première proposition à 100 000 € avait été refusée, la commune ayant indiqué ne pas vouloir descendre sous l’estimation des services de l’État chargés d’évaluer les biens publics, fixée à 122 000 €. Deux offres à 122 000 € ont ensuite été reçues, puis une contre-proposition à 123 000 € a été déposée. Pour encadrer ce type d'opérations, le conseil municipal doit valider chaque étape de la transaction.
Un débat sur le logement communal
Le projet des acheteurs est d’en faire leur résidence principale. Plusieurs élus ont visité le bâtiment et ont estimé que les travaux nécessaires atteindraient au minimum 150 000 € avant une éventuelle remise en location par la commune.
Le débat a porté sur l’orientation politique à donner au patrimoine communal. Hervé Marie a rappelé que la majorité avait évoqué en campagne l’idée de ne pas vendre de bâtiment. Ludovic Mignot a répondu que l’objectif restait de maintenir du locatif après un état des lieux des bâtiments, mais que cette vente était déjà très engagée. Cette discussion met en lumière le rôle de l' opposition municipale dans le suivi des promesses électorales. Lucie Lamotte a aussi souligné qu’en cas de vente, la commune ne disposerait plus de bâtiment communal sur le secteur des Moitiers-en-Bauptois.
Une décision adoptée à la majorité
Claude Chantreuil a interrogé plus largement l’intérêt pour la commune de rénover des bâtiments afin de les louer, en rappelant qu’au début de la commune nouvelle, en 2016, il existait de nombreux impayés de loyers. Le maire a également précisé que la recette attendue avait été inscrite au budget 2026, année où les élus devront également voter les taux des taxes foncières.
La vente a finalement été approuvée par 20 voix pour, 2 voix contre et 5 abstentions. Le détail de ce scrutin sera consigné dans le prochain proces-verbal de la séance, conformément aux dispositions du Code général des collectivités territoriales. Les deux votes contre sont ceux de Lucie Lamotte et Yann Le Cossec. Sébastien Caquard, Michel Rousselet, Clément Corbin, Damien Huault et Aline Godefroy se sont abstenus.
Les séances plénières du conseil régional sont publiques par principe, mais les modalités d'accès varient selon les régions et l'assistance reste passive.
La mairie doit accuser réception de votre demande, et son silence vaut décision au bout de deux mois : un accord en principe, un refus pour une plainte ou une demande de travaux, que vous pouvez contester. Aucun texte que nous avons trouvé n'oblige en revanche le maire à vous recevoir.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.