Le Conseil de Paris a apporté un soutien unanime aux salariés d’UGC Ciné Cité des Halles, en grève depuis plusieurs mois. Ils dénoncent de faibles rémunérations, un sous-effectif chronique, des horaires éclatés et des agressions répétées. Ce débat s'inscrit dans le cadre des compétences du conseil municipal de la capitale, qui examine régulièrement les enjeux sociaux et économiques locaux.
Les élus ont également débattu de la place croissante de Vincent Bolloré dans le secteur culturel, certains redoutant une uniformisation de la création et une pression accrue sur les salariés. Cette préoccupation avait déjà été soulevée lors de l'attribution du contrat du marathon de Paris à une filiale de son groupe. L’adjoint à la culture Nicolas Bonnet-Oulaldj a annoncé l’intention de signer avec UGC la charte sociale parisienne afin de promouvoir des conditions de travail dignes.
Des garanties demandées pour Gibert
Le Conseil a parallèlement adopté un vœu de soutien au groupe Gibert, institution parisienne fondée en 1886 et placée en redressement judiciaire. La démarche municipale vise à assurer une action sociale efficace en matière de maintien de l'emploi pour les populations concernées. La Ville doit interpeller sa direction sur la pérennité des emplois, notamment au magasin de Barbès, et mobiliser avec l’État et la Région les dispositifs susceptibles d’accompagner la relance de l’activité.
Cette mobilisation pour les emplois culturels fait écho à d'autres mesures de sauvegarde dans le quartier, à l'image des initiatives pour le cinéma Luminor également menacé de fermeture. La municipalité souligne ainsi sa volonté de préserver la diversité de l'offre culturelle et des services de proximité pour les Parisiens.
