Le Conseil de Paris a adopté un vœu proposant plusieurs mesures contre l’ubérisation, en particulier dans le secteur de la livraison. Une étude citée pendant le débat décrit des durées de travail très élevées, de faibles revenus et une forte exposition aux accidents. Ces conditions alertent régulièrement le Défenseur des droits sur le respect des droits fondamentaux des travailleurs.
L’adjointe à l’économie sociale et solidaire Barbara Gomes a annoncé le soutien de Paris à la plainte déposée par plusieurs associations contre Uber Eats et Deliveroo pour traite d’êtres humains. La Ville, qui intervient régulièrement pour le maintien de l'action sociale, étudie également la possibilité de se constituer partie civile conformément aux dispositions du Code pénal français.
Ce débat intervient alors que les élus parisiens multiplient les initiatives, qu'il s'agisse de soutenir les salariés du secteur culturel comme chez UGC ou Gibert, ou de protéger les travailleurs précaires. Paris, qui dispose déjà d’une Maison des coursiers, souhaite par ailleurs fédérer un réseau de villes européennes afin de porter ce combat à une échelle plus large.
