Lors de la séance du 8 décembre 2025, les élus de Noyal-Pontivy ont discuté des grandes lignes du budget pour l'année à venir. Dans un contexte de ressources limitées, la municipalité a fait le choix de la prudence. Le maire, Lionel Ropert, a souligné que la stratégie principale repose sur une maîtrise stricte des dépenses de fonctionnement et une réduction du volume global des investissements, afin de préserver l'équilibre financier de la commune sans solliciter davantage les contribuables. Ces décisions s'inscrivent dans les prérogatives du conseil municipal, garant de la gestion des finances locales.
Stabilité des taux d'imposition communaux
Une annonce majeure a marqué ce débat : les taux d'imposition communaux pour 2026 resteront inchangés. Après l'augmentation constatée sur la taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) l'année précédente, la municipalité souhaite ne pas surcharger le budget des ménages. Pour mieux comprendre qui décide des impôts locaux, il faut savoir que la commune arbitre chaque année ses leviers fiscaux. Pour l'exercice 2026, aucun levier supplémentaire ne sera donc activé pour financer les nouveaux projets, obligeant la commune à des arbitrages rigoureux sur ses priorités.
Chiffre clé
0 %
d'augmentation des taux d'imposition communaux votés pour l'exercice 2026.
Des investissements ciblés pour 2026
Parmi les projets programmés, l'efficacité énergétique est mise en avant avec le remplacement de la chaudière et l'installation d'une pompe à chaleur pour un montant estimé à 80 000 euros. Ce projet, qui illustre le financement des projets locaux en France par le biais de subventions (27 % attendus ici), vise à réduire durablement les factures énergétiques de la collectivité. Par ailleurs, 30 000 euros seront consacrés à la seconde tranche de travaux du lotissement de La Madeleine, complétant la stratégie de développement urbain après l'acquisition foncière stratégique au lieu-dit Le Salut. Enfin, une enveloppe de 10 000 euros est maintenue pour le renouvellement annuel du parc de signalisation routière, partagé entre l'entretien courant et la sécurité sur les voies communales, alors que la question de qui gère les routes reste un point central de la gestion de proximité.
