Les écoles de Nanterre pourraient perdre 18 classes à la prochaine rentrée dans le premier degré. Parmi elles, 11 sont situées en réseau d’éducation prioritaire et 4 en réseau d’éducation prioritaire renforcé, des dispositifs destinés aux établissements accueillant les élèves les plus exposés aux difficultés scolaires.
Des conséquences possibles sur l’encadrement
Le vœu adopté par le conseil municipal de Nanterre conteste également les baisses de dotations horaires globales annoncées dans la quasi-totalité des établissements du second degré. Cette enveloppe détermine le nombre d’heures d’enseignement attribuées à un établissement et peut donc modifier les effectifs, les groupes et l’organisation des cours.
Le texte municipal estime qu’une baisse démographique ne devrait pas conduire mécaniquement à fermer des classes. Il compare l’encadrement français, avec un enseignant pour 18 élèves et 22 élèves par classe, à une moyenne européenne de 1 enseignant pour 13 élèves et 19 élèves par classe. Ces chiffres sont utilisés pour défendre une amélioration des conditions d’apprentissage.
Pour mieux comprendre le partage des responsabilités entre la commune, l’État et les autres collectivités, notre article explique qui gère les écoles, les collèges et les lycées.
Un appel adressé à l’Éducation nationale
Le vœu demande l’annulation des fermetures de classes, des baisses de dotations horaires globales et du projet de fusion des brigades spécialisées de remplacement. Ces brigades permettent d’assurer les remplacements d’enseignants formés pour certaines situations ou disciplines. Le texte appelle aussi à renforcer la mobilisation en faveur d’un service public de l’éducation de qualité.
La demande vise l’Éducation nationale et la direction académique. Le vœu a recueilli 43 voix pour, sans vote contre, tandis que 9 élus ne ont pas pris part au vote. Les élus de La France insoumise ont voté pour. Les documents des séances peuvent être consultés selon les règles applicables aux décisions du conseil municipal.
