Le conseil municipal a réduit de 64 postes le tableau des effectifs budgétaires de la Ville, qui compte désormais 1 080 postes contre 1 144 auparavant. La municipalité présente cette évolution comme une mise en cohérence avec les postes réellement pourvus ou susceptibles d’être recrutés, plutôt qu’une suppression uniforme d’emplois.
Des suppressions concentrées dans plusieurs secteurs
Les retraits concernent principalement des postes vacants depuis longtemps et difficiles à pourvoir, notamment dans le social et le médico-social. La Ville cite les difficultés de recrutement pour expliquer la disparition de postes d’éducateurs de jeunes enfants et d’auxiliaires de soins.
En parallèle, deux postes d’éducatrices de jeunes enfants et des postes administratifs de rédacteur sont créés. La municipalité indique également qu’une partie de l’évolution correspond à un transfert vers le Centre communal d’action sociale de Montrouge, plutôt qu’à une baisse des moyens consacrés à l’action sociale.
Un débat sur les emplois de terrain
Les élus d’opposition ont contesté la lecture de la municipalité, en évoquant notamment la baisse de postes dans l’animation, les services techniques et les bibliothèques. Samy Boudjerid a résumé sa critique par la formule : « plus d’encadrement et moins de production ».
La majorité affirme au contraire que le tableau devient plus sincère et qu’il ne s’agit pas de supprimer des postes pouvant être pourvus immédiatement. Les créations prévues dans la petite enfance font écho au bonus accordé aux professionnels des crèches. Le vote a réuni les voix de la majorité, tandis que les trois groupes d’opposition se sont abstenus.
