Le projet de géothermie de Montrouge entre dans une nouvelle phase. La Ville et Dalkia ont créé une société dédiée à l’exploitation d’un puits sur le site de la Faculté dentaire d’Université Paris Cité. Dalkia détient 80 % de cette structure et la Ville 20 %.
Le projet est estimé à 28 millions d’euros et bénéficie de 11 millions d’euros de subventions de l’ADEME au titre du fonds chaleur. Pour les habitants, l’enjeu est la préparation d’un futur réseau de chaleur alimenté par une ressource locale renouvelable, même si les prochaines étapes techniques et contractuelles restent à franchir.
Forage en 2026, délégataire en juin
Le calendrier présenté prévoit d’abord l’obtention d’une location longue durée du foncier, puis le permis de forer et le forage du puits en 2026. Une nouvelle étape est annoncée en juin 2026, avec une décision destinée à désigner le délégataire du réseau de chaleur dans le cadre d’une délégation de service public.
Ce mécanisme confie l’exploitation d’un service à un opérateur dans un cadre défini et contrôlé par la collectivité. Les habitants peuvent consulter le guide sur le financement des projets locaux pour mieux comprendre le rôle respectif des collectivités et des organismes publics.
La Ville entend conserver des leviers de contrôle
La répartition de 80 % et 20 % a suscité des interrogations sur le pouvoir réel de la Ville dans la société de projet. La municipalité indique disposer d’une minorité de blocage, d’un droit de veto et d’un pacte d’actionnaires. Ces garanties doivent lui permettre de peser sur les décisions importantes malgré sa participation minoritaire.
Le calendrier précis a été demandé pendant les échanges, tandis que le retard par rapport au projet similaire de Malakoff a été souligné. Le suivi des prochaines décisions pourra être rapproché des règles de publication des actes du conseil municipal et du fonctionnement du conseil municipal.
