Le futur restaurant scolaire du groupe Gérard-Philippe franchit une nouvelle étape. Les 14 lots du marché de construction ont été attribués et le conseil municipal a autorisé la signature des marchés, avec des avenants limités à 5 % d’augmentation. Ce nouvel équipement doit accompagner les services de restauration des écoles publiques de Montgermont.
Le choix du mode de préparation des repas a toutefois largement dominé les échanges. La majorité a retenu une liaison froide avec la cuisine centrale de Rennes : les repas sont préparés ailleurs, transportés puis remis en température avant le service. Cette organisation a été approuvée par 20 voix contre 6, avec 1 abstention, lors d’un vote à bulletin secret.
Un désaccord sur la qualité et le coût
L’opposition, menée par Anne Vimont, défendait une cuisine produite sur place en régie. Elle a notamment mis en avant la baisse annoncée de la part de produits biologiques, de 60 % dans le fonctionnement actuel à 40 % dans l’offre liée à Rennes. Elle a également contesté l’évaluation du prix des repas, présenté entre 3,50 € et 4 € par la majorité, alors que l’opposition a rappelé un coût réel de 12 € en 2024.
Le scénario d’une cuisine sur place a été évalué entre 238 000 € et 300 000 €. Les élus opposés à la liaison froide ont aussi soulevé la question du transport quotidien, des refroidissements et des réchauffages, ainsi que celle des conditions de négociation avec un fournisseur unique. Ces enjeux rejoignent les questions plus générales présentées dans l’article sur la répartition des compétences dans les écoles.
« on va donner de la merde aux enfants »
Anne Vicaire
Un office en inox dans le futur équipement
Le maire Laurent Prizé a rappelé que le futur restaurant disposera d’un office en inox, sans plastique. Le choix arrêté concerne donc l’approvisionnement des repas, tandis que le chantier du nouvel équipement peut désormais se poursuivre. Les habitants peuvent aussi consulter les autres décisions prises en juillet par le conseil municipal.
