Un cadre commun pour les bâtiments scolaires
Présenté par Isabelle Pellerin, le nouvel éco-référentiel vient compléter le Schéma directeur immobilier des lycées. Il doit servir de guide pour les projets de construction, de rénovation, d’entretien et d’aménagement des établissements publics bretons.
La vice-présidente a expliqué que l’ancien document, déjà jugé ambitieux, reposait sur une approche plus cloisonnée. Le nouveau référentiel adopte une logique plus systémique, intégrant à la fois les enjeux climatiques, énergétiques, environnementaux et sociaux, tandis que la collectivité s’appuie sur sa composition du conseil régional pour piloter ces politiques publiques.
Cinq engagements pour des établissements plus sobres
Le document s’organise autour de plusieurs engagements : pilotage climatique, prise en compte du vivant, stratégie énergétique, bien-être des usagers et économie circulaire. Il vise aussi à développer les matériaux durables, la sobriété des matières, la désimperméabilisation et la production d’énergies renouvelables lorsque cela est possible. Cette ambition s'inscrit pleinement dans le nouveau plan bas carbone qui fixe la trajectoire interne de la Région jusqu’en 2028.
Isabelle Pellerin a précisé que l’éco-référentiel serait intégré aux marchés, aux opérations suivies par la Région et à la délégation de maîtrise d’ouvrage. Pour comprendre précisément qui gère les écoles, collèges et lycées et les responsabilités respectives des collectivités, ce nouveau cadre clarifie le rôle de la Région Bretagne. Des indicateurs techniques, comme la performance énergétique ou les surfaces désimperméabilisées, doivent permettre d’en suivre l’application.
Un vote favorable, malgré des réserves
Le bordereau a été adopté avec les votes favorables des groupes de l’exécutif, des Écologistes de Bretagne et de Breizh a-gleiz. Hissons haut la Bretagne, Nous la Bretagne, le Rassemblement national et Christian Troadec se sont abstenus lors de cette session organisée à Dinan.
Les réserves ont porté sur la méthode, la hiérarchisation des objectifs, la portée prescriptive du document et l’absence, selon certains groupes, d’une stratégie globale plus large pour les lycées. La majorité a défendu un outil à la fois pédagogique, technique et opérationnel, rappelant au passage la différence entre conseil départemental et conseil régional en matière de gestion des bâtis d'enseignement.
