Réuni le 8 juin 2026, le conseil municipal de Laillé a examiné le schéma départemental d’accueil et d’habitat des gens du voyage pour la période 2026-2032. Les élus ont rendu un avis favorable, à l’unanimité des votes exprimés, tout en soulignant les difficultés foncières liées aux nouvelles obligations de la commune.
Une obligation revue à la hausse
Jusqu’à présent, Laillé devait prévoir cinq terrains d’accueil. Trois ont déjà été identifiés et doivent prochainement entrer en phase d’aménagement. Le nouveau schéma porte l’objectif à sept terrains, ce qui oblige la commune à rechercher quatre emplacements supplémentaires d’ici 2032.
Selon Christian Gillot, adjoint délégué à l’Urbanisme, chaque terrain recherché devrait présenter une superficie comprise entre 400 et 500 m². Cette gestion de l'espace s'inscrit dans un contexte où le conseil municipal et le conseil intercommunal doivent souvent arbitrer entre différentes compétences territoriales.
Des possibilités foncières limitées
Les tranches 4 et 5 de la zone d’aménagement concerté de la Touche ont été évoquées, mais cette solution a été jugée inadaptée. Les élus ont notamment relevé que la vie quotidienne des familles se déroule largement à l’extérieur, avec un risque de nuisances dans ce secteur.
Une autre piste concerne le terrain communal de la Buterne. Le site étant pollué, une remise en état serait toutefois nécessaire avant tout aménagement. La commune a demandé un chiffrage de cette intervention, dont le règlement dépendra des mécanismes de financement des projets locaux en vigueur.
Des enjeux sanitaires et territoriaux
La maire, Françoise Louapre, a rappelé que les études démographiques font apparaître, pour les personnes issues des communautés des gens du voyage, une espérance de vie inférieure de 15 ans à la moyenne française. Une certaine sédentarisation doit notamment faciliter l’accès aux soins, relevant de l'action sociale, et à la scolarisation.
Olivier Latouche a également défendu une répartition de l’accueil entre toutes les communes, afin d’éviter qu’un nombre limité de territoires ne soit confronté à une arrivée massive de caravanes, soulignant l'importance de la solidarité territoriale au sein de Rennes Métropole.
