Réuni le 27 avril 2026, le conseil municipal de Laillé a surtout posé le cadre de fonctionnement du nouveau mandat, tout en prenant plusieurs décisions opérationnelles touchant directement les habitants. Les sujets ont couvert l’organisation interne de la commune, les tarifs jeunesse, l’action sociale, les effectifs municipaux, la fiscalité locale, l’adressage et la gestion de services de proximité.
Des règles de fonctionnement clarifiées
Les élus ont adopté à l’unanimité le règlement intérieur du conseil municipal. Ce texte fixe les règles des débats, des questions orales, de l’accès aux dossiers et du droit d’expression des élus qui n’appartiennent pas à la majorité. À ce titre, la loi encadre strictement les droits de l’opposition au conseil municipal pour garantir le pluralisme démocratique au niveau local.
Le conseil a également adopté un règlement budgétaire et financier, obligatoire dans le cadre de l’instruction M57. Il doit permettre de mieux suivre les engagements de dépenses sur plusieurs années et d’informer le conseil municipal sur ces crédits. Les délégations accordées à la maire ont aussi été précisées après des observations préfectorales, avec notamment des plafonds de 400 000 € HT pour certaines décisions foncières et de 90 000 € HT pour certains marchés publics lorsque les crédits sont inscrits au budget.
Jeunesse, formation des élus et effectifs municipaux
Pour les familles, la décision la plus visible concerne les camps et séjours de l’été 2026. Les tarifs augmenteront de 1 % et resteront modulés selon le quotient familial. La grille votée couvre notamment les séjours à l’île aux Pies, à La Rincerie, à Savenay, le dispositif « Un été différent » et les activités de la Maison des jeunes, avec une majoration prévue pour les familles hors commune.
Le conseil a adopté un règlement pour la formation des élus. Une enveloppe minimale de 10 000 € sera inscrite chaque année au budget primitif, dans la limite du plafond légal correspondant à 20 % du montant total des indemnités théoriques de fonction. Les formations devront être suivies auprès d’organismes agréés, avec un suivi annuel annexé au compte administratif.
La commune a aussi ajusté son tableau des effectifs pour répondre à des besoins de service. Comme détaillé dans le point sur les emplois municipaux de 2026, les décisions concernent le remplacement du second de cuisine au restaurant scolaire, un poste temporaire pour pallier l’absence d’une animatrice jeunesse, jusqu’à 20 postes d’animateurs en contrat d’engagement éducatif par période de vacances et un poste pour la distribution du magazine communal.
Action sociale, fiscalité et représentants locaux
Le conseil municipal a fixé à six le nombre d’élus siégeant au conseil d’administration du CCAS. En France, il est essentiel de comprendre l’action sociale entre commune et département pour identifier l’interlocuteur compétent selon les besoins des publics fragiles. Six membres extérieurs complèteront ici l’instance, représentant notamment des acteurs sociaux, familiaux et associatifs.
En matière fiscale, Laillé a proposé une liste de 32 contribuables pour la commission communale des impôts directs. Cette commission contribue au suivi des évaluations servant de base à certains impôts locaux. Il est à noter que ce sont souvent les élus locaux qui ont la charge de décider le taux des impôts locaux lors du vote du budget primitif annuel.
Plusieurs référents ont été désignés auprès de structures partenaires. Maryline Estival représentera la commune au conseil d’administration du collège Marie Curie, avec Marion Gachot comme suppléante. Julie Gérard sera référente du Relais Europe au Point 21, tandis que Benoît D’Hervé suivra les relations avec l’Agence locale de l’énergie et du climat du Pays de Rennes.
Services de proximité et décisions pratiques
La médiathèque proposera deux sacs à dos pédagogiques à emprunter pour les sorties nature des enfants et de leurs familles. Chaque sac contiendra du matériel d’observation de la faune et de la flore. En cas de matériel manquant, la commune pourra facturer le prix de rachat après trois relances restées sans effet.
La commune a approuvé à l’unanimité une convention avec la FGDON 35 pour structurer la lutte contre le frelon asiatique. Le dispositif prévoit l’organisation de la destruction des nids signalés sur la commune, après vérification, dans un contexte où Laillé dispose déjà de 37 pièges et a rappelé avoir éliminé 50 nids en 2025.
L’impasse des Bouessettes changera de nom pour devenir l’impasse Harriet Martineau. La commune veut ainsi éviter les confusions d'adressage avec le lieudit des Bouessettes, qui compliquaient notamment les livraisons, le repérage et l’intervention des secours. La décision a été adoptée avec deux abstentions.
Enfin, le conseil a pris acte de l’achat d’une pelle à pneus pour les services techniques auprès de SAS LEM Équipement, pour 88 200 € TTC. L’ancien tractopelle a été revendu 15 000 €, ce qui réduit le coût net de ce renouvellement de matériel destiné aux interventions sur le domaine communal.
