Le conseil municipal de L’Hermitage a adopté à l’unanimité une motion contestant plusieurs dispositions du projet de loi d’urgence agricole. Le texte est notamment critiqué pour la réautorisation de l’acétamipride et du flupyradifurone, deux insecticides neurotoxiques interdits en France.
La motion conteste aussi la facilitation des mégabassines et l’abaissement des normes de protection de la ressource en eau. Elle dénonce par ailleurs l’affaiblissement du contrôle environnemental de certains élevages et la possibilité d’augmenter les autorisations d’abattage de loups, y compris dans des espaces protégés.
Eau, pesticides et contrôles au cœur des inquiétudes
Les élus mettent en avant la protection des haies bocagères et de la qualité de l’eau. M. Dugué a notamment alerté sur le coût du traitement de l’eau, qu’il estime
« 7 fois plus cher qu'il y a 10 ans ». Mme Moussart a, de son côté, mis en garde contre un possible début de privatisation de l’eau au profit d’activités économiques.
La motion résume cette inquiétude par une formule forte :
« ce que l'on présente comme une aide à l'agriculture prépare en réalité le monde plus sec, plus chaud et plus pauvre dans lequel elle devra survivre »
La motion du conseil municipal
Un appel aux sénateurs d’Ille-et-Vilaine
Présenté en Conseil des ministres le 8 avril 2026, adopté par l’Assemblée nationale le 2 juin puis réécrit par le Sénat début juillet, le projet de loi poursuit son parcours parlementaire. La commune demande aux quatre sénateurs d’Ille-et-Vilaine de s’opposer au texte. La motion leur a été transmise.
Cette prise de position s’inscrit dans les compétences et les débats suivis par le Sénat et l’Assemblée nationale. Pour comprendre le rôle de cette assemblée locale, consultez notre guide sur le conseil municipal.
Les enjeux liés à l’eau et au cadre de vie rejoignent aussi les réflexions locales sur l’adaptation des équipements communaux aux canicules et sur l’aménagement de la commune.
