Pas de hausse des taux communaux
Le conseil municipal a voté à l’unanimité le maintien des taux des taxes directes locales pour 2026. Concrètement, la commune ne modifie pas ses taux : 40 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, 40 % pour la taxe foncière sur les propriétés non bâties et 15,92 % pour la taxe d’habitation qui ne concerne plus que les résidences secondaires. Pour comprendre le mécanisme de cette décision, il est utile de savoir qui décide des impôts locaux et du vote des taux chaque année.
Cette décision ne signifie pas nécessairement que chaque contribuable paiera exactement le même montant qu’en 2025. Le produit attendu augmente notamment parce que les bases d’imposition évoluent, c’est-à-dire la valeur fiscale sur laquelle les taux sont appliqués. Ce choix s'inscrit dans la stratégie financière globale de la collectivité, telle qu'analysée lors de l'examen des comptes 2025 des budgets de Romillé.
Chiffres clés
2 048 312 €
Produit fiscal prévisionnel total pour 2026, contre 1 995 152 € réellement perçus en 2025, soit une hausse attendue de 2,66 % à taux constants.
Ce que la commune attend de la fiscalité
À taux inchangés, la taxe foncière sur les propriétés bâties doit rapporter 1 531 600 € à la commune. La taxe foncière sur les propriétés non bâties représente 78 680 €, tandis que la taxe d’habitation sur les résidences secondaires devrait produire 7 737 €. Pour en savoir plus sur ces prélèvements, vous pouvez consulter les définitions officielles de la taxe foncière sur les propriétés bâties.
À ces recettes s’ajoutent d’autres versements indépendants du vote des taux, dont 256 688 € liés au mécanisme de compensation de la suppression de la taxe d’habitation, 43 048 € d’allocations compensatrices de l’État, 92 887 € de taxes sur les pylônes et 37 672 € au titre du Fonds National de Garantie Individuelle des Ressources. Ces transferts font partie du système complexe de financement des projets locaux en France par l'État et les autres partenaires.
Un choix présenté comme suffisant pour équilibrer le budget
La municipalité a considéré que ce niveau de recettes permettait d’équilibrer le budget communal 2026 sans augmenter les taux. Le vote est intervenu dans le délai spécifique applicable aux années de renouvellement municipal, qui repousse l’échéance de vote au 30 avril. Cette instance de décision reste la plus proche des citoyens, et il est essentiel de bien connaître le rôle et le fonctionnement du conseil municipal pour suivre ces orientations budgétaires.
