Un schéma jugé insuffisant par les élus
Le conseil municipal de Montfort-sur-Meu a examiné le projet de schéma départemental d’accueil des gens du voyage pour la période 2026-2032. Ce document fixe les besoins d’accueil, les terrains à créer et les actions sociales à mener pour les familles concernées, conformément aux orientations de la loi Besson relative à l'accueil et à l'habitat des gens du voyage.
Les élus ont choisi d’émettre un avis très réservé. Plusieurs critiques ont été exprimées : diagnostic jugé incomplet, faible réalisation des objectifs précédents, manque d’avancées sur l’aire de grand passage et difficulté à répondre à la sédentarisation de certaines familles, dont les besoins relèvent parfois de l'action sociale de proximité.
Chiffres clés
2026-2032
Période couverte par le nouveau schéma départemental.
avant 2029
Délai demandé pour concrétiser le terrain prévu à Bédée.
Le terrain de Bédée au cœur des inquiétudes
Le principal point de blocage concerne l’aire de grand passage de petite capacité, prévue à Bédée. Le dossier n’a pas abouti lors du précédent schéma, notamment en raison de difficultés foncières et de l’exploitation du terrain concerné, une problématique qui rejoint parfois d'autres dossiers d'équipements publics comme le projet d'hôpital et de gendarmerie localisé sur le même secteur.
Le conseil municipal demande que cette plateforme d’accueil soit concrétisée dans les plus brefs délais, et en tout cas avant 2029. Les élus invitent aussi Montfort Communauté à rechercher d’autres alternatives si le terrain de Bédée ne peut pas avancer suffisamment vite.
Des solutions d’habitat à revoir
Le schéma prévoit également des terrains familiaux locatifs, dont cinq à Montfort-sur-Meu, ainsi que deux terrains de sédentarisation évoqués à Bromedou. Le conseil souhaite que les préconisations soient revues en insistant davantage sur les secteurs d’aménagement à caractère limité, une solution permettant d’autoriser certains usages d’habitat en dehors des centres-bourgs dans un cadre strict.
L’enjeu est concret pour la commune : lorsque les obligations d’accueil ne sont pas respectées, il devient plus difficile de faire intervenir les pouvoirs publics face à des installations illégales. Le débat souligne une fois de plus la différence entre conseil municipal et conseil intercommunal dans la gestion de ces compétences territoriales complexes.
