Le conseil municipal du 16 avril 2026 à Fougères a été largement consacré à la mise en place des instances de travail du nouveau mandat. Les élus ont adopté la création de onze commissions permanentes, appelées à préparer les dossiers avant leur passage en séance publique. Leur périmètre couvre notamment les travaux, la transition écologique, les finances, la culture, l’urbanisme, l’éducation, les solidarités, le sport, la jeunesse, la sécurité et le commerce.
Des instances renouvelées pour faire fonctionner la collectivité
Plusieurs délibérations ont porté sur les outils indispensables au fonctionnement municipal. Le conseil d’administration du centre communal d’action sociale a été recomposé avec huit élus municipaux et huit membres nommés, hors présidence de la maire. Cette instance joue un rôle majeur puisque l'élaboration de l'aide sociale légale et facultative relève d'une fine répartition des compétences entre commune et département.
Ces décisions peuvent sembler techniques, mais elles ont des effets concrets pour les habitants. Les commissions préparent les politiques publiques, le CCAS suit une partie des réponses sociales locales, et la commission d’appel d’offres intervient sur des achats, travaux ou services susceptibles de peser dans la vie quotidienne et les finances de la ville.
La représentation de la minorité en question
Le principal débat politique a concerné la désignation des représentants de la ville dans des organismes extérieurs, notamment des établissements scolaires. La majorité a proposé des postes de suppléants à des élus minoritaires. Elsa Lafaye a contesté cette répartition, rappelant le rôle essentiel que doit pouvoir exercer l'opposition municipale au sein d'une collectivité. La délibération a été adoptée, mais avec deux abstentions et cinq voix contre.
La discussion a aussi fait émerger un sujet local précis : le classement du collège Mahatma Gandhi en réseau d’éducation prioritaire, que la maire a indiqué vouloir défendre. Dans un conseil d’installation, ce point a donné une première indication des thèmes qui pourraient revenir dans les prochains échanges entre majorité et opposition, illustrant la manière dont le conseil municipal affecte le quotidien des familles.
Indemnités et premières lignes de débat budgétaire
Les élus ont également fixé les indemnités brutes mensuelles du mandat : 3 000 € pour la maire, 1 109,43 € pour les adjoints, 438,59 € pour les conseillers délégués et 188,26 € pour les conseillers municipaux. La somme mensuelle prélevée sur l’enveloppe globale hors majorations est fixée à 15 615,45 €, pour une enveloppe maximale de 17 264,18 € conformément au barème des indemnités de fonction des élus locaux.
Ce vote a donné lieu à une question de Mattéo Genar sur la hausse d’environ 20 % de l’indemnité de la maire par rapport au mandat précédent. Alice Lebret a répondu avoir cessé son activité professionnelle pour exercer le mandat. Ces arbitrages financiers sont cruciaux, tout comme les décisions sur le vote des taux des impôts locaux qui interviendront plus tard dans le calendrier budgétaire. La délibération a été adoptée avec deux abstentions et sans vote contre mentionné.
