Budget 2026 à Fontenay-aux-Roses : des comptes excédentaires, mais une marge de manœuvre réduite
La commune clôt l’exercice 2025 avec un excédent de fonctionnement, tout en voyant son épargne nette reculer et sa dette progresser. Les taux d’imposition sont maintenus en 2026, tandis que la majorité a rejeté une baisse de 10 % proposée par l’opposition.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
Pour les habitants, le budget 2026 de Fontenay-aux-Roses se traduit par le maintien des taux d’imposition et par de nouveaux investissements, mais aussi par une capacité financière jugée plus contrainte. Les comptes de 2025 affichent un excédent de fonctionnement de 2,25 millions d’euros sur l’exercice et de 3,93 millions d’euros en cumulé.
La section d’investissement a enregistré 10 millions d’euros de recettes et 8,6 millions d’euros de dépenses. Après prise en compte des opérations restant à réaliser, le besoin de financement atteint 388 000 euros. L’épargne nette, c’est-à-dire ce qu’il reste à la commune après le remboursement de sa dette pour financer ses projets, s’établit à 1,26 million d’euros, contre 2,88 millions en 2023. La capacité de désendettement atteint 8,5 ans, pour une dette de 29,35 millions d’euros au 31 décembre 2025.
Des finances jugées positives, mais fragiles
La majorité municipale présente cette situation comme « positive mais fragile ». Elle souligne la baisse de l’épargne, la hausse des dépenses de fonctionnement et un taux d’exécution des investissements inférieur à 60 %. Sur l’excédent cumulé, 387 656,82 euros sont affectés à l’investissement et 3 544 045,50 euros reportés en fonctionnement. L’opposition a voté contre cette répartition, estimant qu’une part plus importante aurait pu servir au désendettement ou aux investissements.
L’ancien maire Laurent Vastel a, au contraire, défendu une situation « saine », en mettant en avant l’excédent reporté et le retour dans l’assiette fiscale des logements ex-ICADE. Le désaccord porte donc autant sur les chiffres que sur leur interprétation. Pour comprendre le rôle de l’assemblée locale dans ces choix, voir le guide sur le fonctionnement du conseil municipal.
Les taux restent stables, le budget augmente
La Ville de Fontenay-aux-Roses conserve en 2026 les taux de 24,69 % pour la taxe d’habitation, de 32,14 % pour la taxe foncière sur les propriétés bâties et de 19,82 % pour les propriétés non bâties. Les bases fiscales sont revalorisées nationalement de 0,8 %. Le produit fiscal attendu atteint 17,3 millions d’euros, notamment grâce au retour des logements ex-ICADE dans l’assiette.
Le budget primitif prévoit 52,3 millions d’euros en fonctionnement et 14,35 millions d’euros de dépenses d’investissement, dont 10,1 millions d’euros d’équipements nouveaux. La Halle aux Comestibles, le gymnase des Pervenches, la déchetterie et la vidéoprotection figurent parmi les principaux projets. L’autofinancement net prévisionnel est limité à 0,6 million d’euros et le ratio prévisionnel de désendettement monte à 9,7 ans.
L’opposition a proposé de réduire les taux de 10 %, ce qui aurait diminué les recettes communales d’environ 1,6 million d’euros. La majorité a estimé que cette baisse aurait fragilisé l’autofinancement et les services publics. L’amendement a été rejeté par 27 voix contre 8, puis le budget 2026 a été adopté par 27 voix contre 8. Les enjeux de la décision sont détaillés dans ce guide sur le vote des taux d’impôts locaux et dans l’article consacré à l’équilibre financier de la Halle aux Comestibles.
Le conseil municipal est élu directement par les habitants et conserve une compétence générale de proximité. Le conseil intercommunal, composé de délégués municipaux, exerce les compétences transférées obligatoires comme le développement économique, les déchets et l'eau. Comprendre cette répartition permet de savoir qui contacter selon le dossier.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.