Trois taux fiscaux fixés pour 2026
Le conseil municipal de Carentan-les-Marais a voté les taux des principales taxes locales applicables en 2026. La décision concerne la taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d’habitation qui reste due sur les résidences secondaires.
Les élus ont adopté ces taux à l’unanimité. Les bases d’imposition, c’est-à-dire les valeurs utilisées par l’administration fiscale pour calculer le montant des taxes, ont été transmises à la commune par la direction des finances publiques.
Taux et recettes attendues
- Taxe foncière sur le bâti : 38,62 %.
- Taxe foncière sur le non bâti : 30,48 %.
- Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : 10,52 %.
- Produit fiscal final attendu en 2026 : 4 162 068 €.
- Recette complémentaire liée à la revalorisation des bases à taux constant : 36 940 €.
Des recettes fiscales sous contrainte
À taux constant, la revalorisation des bases aurait dû apporter une recette supplémentaire de 36 940 €. Mais la commune anticipe dans le même temps une baisse des versements de l’État, ce qui réduit l’effet positif de cette revalorisation.
Les compensations et dotations de l’État passent de 1 038 305 € en 2025 à 852 319 € en 2026, soit une baisse de 186 186 €. Le document présenté aux élus estime donc une diminution nette des recettes réelles de fonctionnement de 149 246 € par rapport à 2025.
Un débat sur l’effet correcteur
Les échanges ont notamment porté sur l’« effet correcteur », un mécanisme mis en place après la suppression de la taxe d’habitation sur les résidences principales. Ludovic Le Serre a expliqué que ce système sert à neutraliser une partie de la fiscalité transférée aux communes afin qu’elles ne perçoivent pas plus qu’avant la réforme.
Une question a aussi été posée sur le taux de taxe d’habitation figurant dans les documents. Rosine Lesieur a précisé que le taux communal était bien de 10,52 %, tandis que Ludovic Le Serre a indiqué que d’autres présentations pouvaient intégrer des taux cumulés avec l’intercommunalité et les taxes liées à la gestion des milieux aquatiques.
