Evellys : finances, écoles, urbanisme et services de proximité au menu du conseil municipal
Le conseil municipal d’Evellys du 12 juin 2026 a abordé les grands équilibres budgétaires, les dossiers scolaires, l’urbanisme, le patrimoine communal et plusieurs sujets pratiques touchant la vie quotidienne des habitants.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 3 min de lecture
Le conseil municipal d’Evellys du 12 juin 2026 a été marqué par l’adoption des comptes 2025 et des budgets 2026. Les élus ont validé un résultat cumulé de 2 021 380,88 € pour le budget principal 2025, puis affecté une partie des excédents à l’investissement et au fonctionnement. Pour 2026, le budget principal prévoit 3 797 106,80 € en fonctionnement et plus de 6 millions d’euros de dépenses d’investissement, conformément aux règles relatives à la gestion des finances locales.
Équipements, écoles et services aux habitants
Plusieurs décisions concernent directement les familles et les usagers des services communaux. La commune a fixé sa participation 2026 aux écoles privées sous contrat, sur la base de 543,28 € par élève de primaire et 1 668,19 € par élève de maternelle. Le conseil a aussi évoqué la fermeture d’une classe à l’école Le Dornegan à la rentrée 2026-2027, ainsi que l’étude d’un agrandissement de la cour de l’école de l’Ével, s'inscrivant dans la réflexion globale sur qui gère les écoles et l'entretien des locaux scolaires.
La vie associative et locale est également concernée par l’avancée de l’ensemble polyvalent de Moustoir-Remungol. Un tarif de location spécifique de 300 € a été voté pour ce nouvel équipement, dont le nom doit être choisi avec la participation des habitants. Les élus ont aussi relayé l’organisation des cérémonies du 8 mai, dont un hommage au docteur Fritz Simon Weinmann au cimetière de Remungol.
Urbanisme, patrimoine et santé
Pour accompagner les projets de construction et d’aménagement, Evellys a approuvé un avenant avec Centre Morbihan Communauté. À partir du 1er juin 2026, deux permanences mensuelles en mairie permettront aux porteurs de projet d’échanger avec le service instructeur sur les procédures d'urbanisme comme le permis de construire. Le coût annuel indiqué est de 328 € pour le traitement de certains courriers et de 2 756 € pour deux permanences par mois, illustrant la collaboration étroite entre le conseil municipal et le conseil intercommunal.
Le conseil a aussi fait le point sur le patrimoine communal à Naizin. Trois bâtiments ont été estimés en vue d’une possible vente : la mairie temporaire, le centre de santé temporaire et un hangar attenant. En parallèle, la commune étudie l’éventuelle acquisition de la pharmacie proche du futur centre de santé, avec une première estimation comprise entre 290 000 € et 310 000 €. Aucun achat ni vente définitive n’est mentionné à ce stade.
Représentations et dossiers du quotidien
Les élus ont procédé à de nombreuses désignations dans les commissions de Centre Morbihan Communauté et dans plusieurs organismes partenaires, afin de suivre les dossiers touchant notamment la culture, le sport, le social, l’enfance, l’économie, la mobilité, l’eau, les déchets ou les transitions. Ludovic Bracquemond a également été désigné pour la commission de contrôle des listes électorales, et une liste de 32 contribuables a été établie pour la commission communale des impôts directs, un organe clef puisque ce sont les collectivités qui déterminent qui décide des impôts locaux au niveau territorial.
Enfin, plusieurs points très concrets ont été abordés : entretien de fossés à Kerdran, expertise à l’école Le Dornegan, demande de renseignements sur un busage au Hembord, interventions dans des bâtiments communaux, broyage de branchages prévu en novembre et demande d’achat d’un défibrillateur portatif pour les associations. Ces sujets illustrent l'importance du conseil municipal dans le suivi quotidien assuré par la commune sur les équipements, la sécurité et l’entretien du cadre de vie.
Non, pas automatiquement : un conseiller municipal délégué ne touche une indemnité que si le conseil municipal la vote, et elle est prise sur l'enveloppe du maire et des adjoints. Sans délégation, un conseiller ne perçoit rien, sauf si le conseil lui vote une indemnité.
Une délibération se conteste devant le tribunal administratif dans les deux mois qui suivent sa publication. Un recours gracieux auprès du maire, envoyé dans ce délai, l'interrompt, et l'avocat n'est pas obligatoire.
Non : aucun texte n’oblige un maire à habiter sa commune. Il doit seulement y être électeur ou être inscrit à un impôt de la commune, comme la taxe foncière. Seule limite : les élus qui n’habitent pas la commune ne peuvent pas dépasser un quart du conseil municipal.