À la suite de plusieurs affaires, le Conseil de Paris a adopté un vœu renforçant la prévention et la lutte contre les violences dans les crèches. Le Parquet de Paris a ouvert des enquêtes dans une dizaine d’établissements d’accueil et dans de nombreuses écoles maternelles, dans un contexte où la répartition des compétences entre l'État et les communes est strictement définie.
Signalement et suspension immédiats
Le texte prévoit la systématisation des contrôles inopinés, davantage de formations à la protection de l’enfance et une meilleure information des familles. La Ville rappelle l’obligation de signaler immédiatement les faits à la Protection maternelle et infantile et annonce la suspension systématique des agents mis en cause. Cette vigilance s'inscrit plus largement dans l'organisation de l'action sociale entre la commune et le département.
L’adjointe à la petite enfance Anne-Claire Boux souhaite aussi une évolution de la loi pour empêcher la réembauche incontrôlée de professionnels déjà signalés. Selon les dispositions prévues par le Code de l'action sociale et des familles, les élus ont enfin insisté sur l’attractivité des métiers, avec un travail annoncé sur les salaires et l’accès au logement afin de limiter la pénurie de personnel. Récemment, la Ville a d'ailleurs dû intervenir sur d'autres dossiers urgents, comme la situation de la Fondation Œuvre de la Croix Saint-Simon pour assurer la continuité des soins et de l'accueil.
