Un soutien politique au projet routier
Le conseil municipal a officiellement exprimé son soutien au contournement sud-ouest de Cherbourg-en-Cotentin, projet porté par le Département de la Manche. La délibération affirme que les transports collectifs, les mobilités actives et les infrastructures routières doivent être pensés ensemble, sans les opposer.
Le texte adopté considère que les seules adaptations du réseau actuel ne suffisent pas à répondre aux besoins de circulation du territoire, notamment face aux flux de transit, aux enjeux de sécurité et au développement économique du nord Cotentin. La Ville dit vouloir travailler avec le Département, la Région Normandie et la Communauté d’agglomération Le Cotentin pour accompagner la suite du projet, s'inscrivant dans la liste des premières priorités municipales.
Chiffres clés
95 millions d’euros
C’est le montant indiqué pour la variante d’aménagement optimisée dite « 1-2 ».
42 voix pour, 13 abstentions
Le conseil municipal a adopté le soutien au projet sans vote contre.
Un débat sur l’environnement et les terres agricoles
Arnaud Catherine a rappelé ses inquiétudes sur l’artificialisation des sols, les zones humides et la vallée de Quincampoix. Il a demandé si l’enveloppe de 95 millions d’euros et la mise en service annoncée autour de 2033 ou 2034 pouvaient être garanties dans le cadre du financement des projets locaux.
Axel Fortin-Larivière a répondu que le projet restait dans une phase d’études et devait respecter le code de l’environnement, notamment à travers la future demande de déclaration d’utilité publique. Il a expliqué que le viaduc prévu dans la vallée de Quincampoix visait à limiter l’impact direct au sol, tout en reconnaissant que des analyses complémentaires étaient nécessaires pour savoir qui gère les routes et leur impact environnemental.
Des questions encore ouvertes sur le tracé
Ralph Lejamtel a insisté sur plusieurs points techniques : périmètre de captage de la Divette, compensation foncière, accès agricoles, barreau du Thivet et articulation avec la zone de Monturbet ou la zone des Fourches. Il a indiqué que son groupe ne prendrait pas part au vote, estimant que des études devaient encore préciser les impacts.
La majorité a présenté ce vote comme un signal clair envoyé aux partenaires du projet. L’opposition au conseil municipal, sans voter contre, a préféré l’abstention ou la non-participation au vote pour marquer ses réserves sur le niveau de précision disponible à ce stade.
