Une instance locale pour coordonner les acteurs
Condé-en-Normandie va se doter d’un conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance. Cette instance réunit des responsables publics et des acteurs locaux afin d’échanger des informations et de définir des actions communes pour la sécurité et la tranquillité publiques.
La création de ce conseil découle du cadre national : depuis la loi de sécurité globale, les communes de plus de 5 000 habitants doivent mettre en place ce type d’instance. Elle est présidée par le maire ou son représentant, comme le prévoit le fonctionnement classique d'un conseil municipal.
Préfet, procureur, Département et associations concernés
La composition prévue associe notamment le préfet ou son représentant, le procureur de la République ou son représentant, le président du Conseil départemental ou son représentant, ainsi que des représentants des services de l’État. Des associations, établissements ou organismes peuvent aussi être associés, par exemple dans les domaines de la prévention, de l’aide aux victimes, du logement, des transports, de l' action sociale ou de l’activité économique.
Des personnes qualifiées pourront également participer aux travaux. Selon les dispositions du Code de la sécurité intérieure, la composition précise sera fixée par arrêté municipal, après identification des participants utiles aux groupes de travail.
Des associations appelées à se signaler
Lors du débat, Madame Catherine a demandé si les présidents d’associations avaient été recontactés et quel élu serait chargé de piloter les groupes de travail. Cette question illustre le rôle de l' opposition municipale dans le suivi des dossiers locaux. Le maire a répondu que les présidents n’avaient pas encore été recontactés, mais qu’ils pouvaient envoyer un message s’ils souhaitaient poursuivre leur participation, avec une priorité donnée à ceux qui étaient déjà impliqués et bénéficiant potentiellement de subventions associatives.
Le conseil a approuvé le principe de création à l’unanimité. Cette décision suit les recommandations générales du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation et ouvre donc la phase de mise en place concrète : composition, organisation des travaux et définition des priorités locales.
