Une solution pour les biodéchets des logements collectifs
Le conseil municipal a approuvé une convention avec le SMICTOM Sud-Est 35 pour développer le compostage partagé à Janzé. Cette décision, prise au cours d'un conseil municipal, répond à l’obligation nationale de proposer une solution de tri des biodéchets aux ménages, en vigueur depuis le 1er janvier 2024.
Le dispositif vise en priorité les habitants des résidences collectives, qui ne disposent pas toujours d’un jardin ou d’un espace privé pour installer un composteur individuel. La commune pourra mettre en place un ou plusieurs sites de compostage en gestion communale et autoriser, sous conditions, des sites privés sur l’espace public.
Des emplacements à valider avec prudence
La convention définit le rôle de la Ville et celui du SMICTOM. Les emplacements devront être validés, notamment lorsque les foyers concernés n’ont pas accès à des espaces verts privés. L’objectif est de proposer une solution pratique, sans créer de gêne pour le voisinage. Cette volonté de proximité rejoint d'autres services locaux comme celui de la Maison France Services pour accompagner les habitants.
Lors des échanges, des élus ont interrogé le risque de confusion avec les bornes d’apport volontaire et la question des odeurs. Isabelle CÉZÉ a indiqué que ces nuisances ne posent pas de problème lorsque les sites sont bien gérés, et a précisé que les services techniques soutiennent le projet.
Moins d’ordures ménagères, mais un enjeu de civisme
La commune voit dans le compostage partagé un moyen de réduire le volume des ordures ménagères. Pour accompagner cette transition écologique, le ministère de la Transition écologique détaille les enjeux de la gestion des biodéchets. Une communication est prévue par le SMICTOM afin d’expliquer le fonctionnement des sites et les bons gestes à adopter. Ce projet s'inscrit dans une gestion plus globale du territoire souvent évoquée lors du rapport financier de l'intercommunalité.
Le débat a aussi fait ressortir un sujet plus large : les dépôts sauvages et les sacs déposés de manière incorrecte dans l’espace public. La Ville indique déjà utiliser des amendes lorsque les contrevenants sont identifiés, tout en soulignant que certains comportements restent difficiles à traiter. La convention a été adoptée à l’unanimité.
