Chavagne reconduit en 2026 le recours à l'écopâturage pour l'entretien de certains espaces communaux. Cette méthode utilise des animaux pour assurer la tonte et complète les interventions mécaniques traditionnelles.
Une démarche engagée dans la gestion écologique
La commune a banni les produits phytosanitaires depuis 2009 et développé une gestion différenciée de ses espaces verts. Dans cette continuité, l'écopâturage doit contribuer à préserver la biodiversité, à limiter les nuisances sonores et les émissions de gaz à effet de serre, tout en favorisant les échanges entre les habitants autour de la présence des animaux.
Une convention du printemps à l'automne
La période d'intervention prévue s'étend du 15 mars au 15 novembre, avec une flexibilité de deux semaines. La prestation est facturée 140 euros par mois et par hectare. Les surfaces concernées sont déterminées chaque année avec l'éco-pâtre. Ce type de décision relève de l'action du conseil municipal qui vote les budgets alloués à l'entretien de la commune.
Surveillance des animaux et sécurisation des sites
L'éco-pâtre devra surveiller les animaux au moins deux fois par semaine, assurer les soins vétérinaires et mettre en place les équipements nécessaires. La commune fournira et entretiendra les clôtures afin de sécuriser les sites, d'éviter notamment les intrusions de chiens et de préserver la tranquillité du troupeau comme celle des promeneurs. Il est d'ailleurs possible pour les citoyens d'assister au conseil municipal pour s'informer sur le déploiement de ces mesures environnementales.
La tonte pourra rester irrégulière selon l'appétence de l'herbe, une caractéristique assumée de cette méthode naturelle d'entretien. La gestion de ces projets s'inscrit plus largement dans le financement des projets locaux qui mobilise les ressources de la collectivité pour améliorer le cadre de vie des usagers.
