Un nouveau cadre pour limiter l’artificialisation des sols
Les élus de Caudan ont donné un avis favorable à la modification simplifiée du schéma de cohérence territoriale du pays de Lorient. Ce document fixe les grandes règles d’aménagement à l’échelle d’un territoire plus large que la commune : logement, activités économiques, infrastructures, protection des espaces naturels et agricoles ou encore organisation des déplacements.
Cette évolution intègre les objectifs de la loi climat et résilience, qui impose de réduire la consommation d’espaces naturels, agricoles et forestiers. À l’échelle du pays de Lorient, l’enveloppe prévue pour la période 2021-2031 est de 304 hectares, portée à 365 hectares avec une marge de souplesse de 20 %. Deux projets d’envergure régionale n’entrent pas dans cette enveloppe : le doublement de la route départementale 769 à Caudan et la création d’un échangeur complet entre les routes nationales 24 et 165 à Kervignac.
Des enjeux directs pour Caudan et Kerpont-Est
Pour Caudan, 12,5 hectares sont planifiables pour le développement urbain sur la période 2021-2031. Le procès-verbal indique que 10,46 hectares ont déjà été consommés depuis 2021. Le maire a rappelé que, sur la décennie précédente, moins de 40 hectares avaient été consommés dans la commune, principalement pour l’habitat, avec un poids particulier de la zone d’aménagement concerté du Lenn Sec’h.
L’extension de la zone d’activités de Kerpont-Est constitue un autre point important. Elle représente 35,1 hectares dans l’enveloppe dédiée au foncier économique, compétence qui relève de Lorient Agglomération. En séance, le maire a également évoqué la forte pression sur les terrains économiques dans le secteur de Kerpont et l’existence de quelques parcelles encore aménageables, notamment à Lann Sévelin, sans que l’expropriation ne soit jugée justifiée.
Le débat a porté sur la marge de manœuvre réelle de ce cadre et sur les possibilités de construire à l’avenir. Déborah Defossez a notamment interrogé le contenu du document et évoqué les « dents creuses », ces terrains non bâtis situés au sein de secteurs déjà urbanisés.
L’échangeur du Toul Douar inscrit dans un partenariat
Le conseil municipal a aussi approuvé la convention de partenariat consacrée à la mise à niveau de l’échangeur du Toul Douar et aux aménagements de mobilité associés. Ce secteur est stratégique pour les déplacements entre Caudan, Hennebont, Lanester, Lorient et les zones d’activités voisines. Il est également lié aux réflexions sur l’extension du parc d’activités de Kerpont-Est.
Lorient Agglomération doit assurer la maîtrise d’ouvrage opérationnelle, c’est-à-dire piloter les études et la préparation du projet. La commune estime qu’il est plus cohérent qu’un même acteur coordonne les études liées à l’échangeur, à Kerpont et aux aménagements cyclables. Les engagements techniques et financiers précis feront l’objet de conventions ultérieures.
Le programme prévisionnel comprend notamment une nouvelle bretelle de sortie depuis la route nationale 165 en venant de Vannes vers Lorient, la sécurisation de la bretelle d’insertion vers Lorient, la rectification d’une bretelle vers Vannes, la création de deux giratoires sur la route départementale 724 et la mise à double sens d’un barreau routier existant.
Les mobilités alternatives sont également mentionnées, avec des aménagements destinés à sécuriser les modes doux, à favoriser le transport en commun et à améliorer les connexions avec les aires de covoiturage. Aucun calendrier opérationnel n’est encore arrêté, mais le maire a indiqué espérer un début des travaux sur l’échangeur en 2027. Le futur montage financier doit associer l’État, le département du Morbihan, Lorient Agglomération et les communes de Caudan, Hennebont et Lanester.
