Le maire de Carhaix, Christian Troadec, ne peut plus voter au conseil de surveillance du CHRU Brest-Carhaix. Depuis un arrêté de l’Agence régionale de santé (ARS) du 6 juin 2026, il y siège avec une voix consultative : il peut être entendu, mais ne prend pas part aux votes. La Ville demande à la ministre de la Santé et au préfet de rétablir sa voix délibérative, qui lui permettrait de participer aux décisions.
La Ville demande le rétablissement du vote
Le changement décidé par l’ARS Bretagne met fin au droit de vote dont le maire disposait depuis la fusion hospitalière, au même titre que le maire de Brest. La Ville estime que cette évolution réduit la représentation du territoire dans la gouvernance de l’hôpital.
Le conseil municipal demande au ministère de la Santé et au préfet du Finistère d’intervenir. Il sollicite aussi la députée Mélanie Thomin. En l’absence d’évolution, la Ville évoque de possibles mobilisations lors des prochains conseils de surveillance.
Un enjeu de représentation hospitalière
La demande s’inscrit dans un contexte de tensions persistantes autour de l’hôpital, que la Ville fait remonter au rétablissement de la maternité et de la chirurgie en 2008. L’enjeu porte sur la place de Carhaix dans les décisions qui concernent le CHRU Brest-Carhaix.
La hausse des tarifs du nouvel établissement pour personnes âgées constitue un autre dossier hospitalier suivi par la commune : retrouvez notre article sur les tarifs du nouvel EHPAD. Les autres décisions municipales sont présentées dans le résumé du conseil du 29 juin, et notre guide explique le rôle du conseil municipal.