Un service confronté à des tensions financières et organisationnelles
Le Service autonomie à domicile accompagne les personnes ayant besoin d’aide dans leur vie quotidienne. À Cancale, il est aujourd’hui géré par le centre communal d’action sociale, l’organisme municipal chargé de l’action sociale de proximité. Il est important de bien comprendre comment se répartit l’action sociale entre commune et département pour saisir les enjeux de ce dossier.
Le procès-verbal fait état de difficultés importantes : hausse des charges de personnel, remplacements, absentéisme, contraintes de gestion publique, financements insuffisants au regard des coûts réels et besoins des usagers de plus en plus complexes. Le maintien du fonctionnement actuel ferait peser un risque financier croissant sur le centre communal d’action sociale et sur la Ville. Les critères de financement de l'action sociale restent en effet encadrés par des règles budgétaires strictes.
Une externalisation envisagée au 1er janvier 2027
Les élus ont validé le principe d’un transfert du service vers l’Association Développement Sanitaire Côte d’Émeraude, spécialisée dans l’aide à domicile. L’objectif est de sécuriser le service, de mutualiser les moyens et de garantir la continuité des interventions auprès des bénéficiaires. Cette décision a été débattue lors d'une séance publique, dont les règles sont similaires à celles pour assister au conseil municipal.
La commune met aussi en avant la situation des agents concernés. Le transfert doit leur garantir des conditions de travail au moins équivalentes, tout en les intégrant au projet de l’association retenue. La municipalité veille régulièrement à l'évolution de ses effectifs, conformément aux dispositions prévues par le Code général de la fonction publique, comme l'ont montré de récentes promotions internes au sein des services techniques.
L’avis du département reste nécessaire
Le service a été autorisé par le département le 3 avril 2026 pour une durée de cinq ans. La Ville doit donc informer officiellement le département du projet d’externalisation et solliciter son avis avant toute mise en œuvre effective. Cette procédure souligne la différence entre conseil départemental et conseil régional en matière de compétences sociales obligatoires.
La décision adoptée à l’unanimité ne clôt pas encore le dossier : elle fixe une orientation. Pour les usagers, l’enjeu sera de vérifier que la transition préserve la qualité, la régularité et la proximité du service d’aide à domicile. Toutes les conclusions de ces échanges sont consultables dans le procès-verbal du conseil municipal de la commune.
