Le conseil communautaire du 27 avril 2026 a d’abord posé plusieurs jalons financiers pour le nouveau mandat. Les élus ont adopté le règlement budgétaire et financier 2026-2032, reconduit les taux de fiscalité directe locale et poursuivi la trajectoire de convergence de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères. Le produit fiscal direct local attendu pour 2026 ressort à 68,3 millions d’euros, tandis que la TEOM doit rapporter 23,6 millions d’euros.
Finances, fonctionnement démocratique et appui aux communes
Plusieurs décisions ont concerné le fonctionnement de l’institution. Le remboursement des frais des élus a été adopté après un débat nourri, avec la perspective d’un point d’étape après un an. Les règles de formation des conseillers communautaires ont aussi été fixées, avec un plafond de dépenses réelles pouvant atteindre 5 % des indemnités de fonction. Côté administration, l’Agglomération adhère au bloc de compétences du Centre de gestion de la Manche, notamment pour l’appui statutaire, les conseils médicaux et les référents spécialisés.
Les communes restent également concernées par les décisions du jour : le dispositif des fonds de concours est prolongé au plus tard jusqu’au 31 décembre 2026 afin d’éviter une interruption dans l’accompagnement des projets locaux. Les commissions liées aux marchés publics et aux concessions ont été renouvelées, tout comme de nombreuses représentations dans les organismes d’urbanisme, de logement social et de planification.
Environnement, littoral et transitions
Les sujets environnementaux ont occupé une place importante. La taxe Gemapi 2026 est arrêtée à 1,818 million d’euros pour un besoin de financement évalué à 4,461 millions d’euros, avec des investissements portant notamment sur les digues et les secteurs littoraux. Le conseil a aussi réparti les mandats dans les structures liées à l’eau, au littoral, à la biodiversité, à la qualité de l’air, aux déchets, à la méthanisation et aux risques de pollution maritime.
Dans le domaine des déchets, la gouvernance de la SPL Normantri évolue : le Cotentin conserve 430 745 actions, soit 16,8 % du capital, et passe à trois représentants au conseil d’administration. Cette société publique locale reste présentée comme un outil opérationnel du tri des sacs jaunes du territoire.
Santé, économie, mobilité et attractivité
Le conseil a aussi préparé plusieurs politiques de proximité. Dans la santé, l’Agglomération organise sa représentation dans le futur GIP des centres de santé, avec 22 droits de vote sur 32 à l’assemblée générale, afin de renforcer l’accès à la médecine générale dans les secteurs prioritaires. Des désignations ont également concerné le CLIC du Cotentin, l’accessibilité, la prévention de la délinquance et le logement social.
Enfin, les élus ont confirmé de nombreux relais dans les réseaux économiques, portuaires, touristiques, universitaires, numériques et de mobilité. Le conseil a soutenu Fil et Terre à Tourlaville par une aide plafonnée à 200 000 euros pour un projet d’extension tourné vers l’insertion et le réemploi. Les mandats renouvelés dans les structures d’emploi, de formation, d’enseignement supérieur, de ports, de nautisme et de tourisme dessinent la feuille de route partenariale du Cotentin pour le début de mandat.
