Une demande d’interdiction portée en séance
Le sujet du banquet du Canon Français, annoncé le 18 avril au parc des expositions de Caen, a été longuement évoqué lors des prises de parole politiques. Des élus d’opposition ont dénoncé un événement qu’ils associent à des réseaux d’extrême droite et ont demandé au maire d’agir, en invoquant notamment le risque de trouble à l’ordre public.
Emma Fourreau a cité des enquêtes journalistiques et des précédents à Rennes ou Angers pour défendre une interdiction. Elle a aussi évoqué des inquiétudes liées à des violences attribuées à l’ultra-droite à Caen dans la nuit du 21 au 22 mars, ainsi que la proximité d’un match du stade Malherbe de Caen.
Le maire invoque le cadre légal
Aristide Olivier a répondu qu’il ne partageait pas l’analyse juridique permettant d’interdire l’événement. Selon lui, les éléments disponibles n’étaient pas suffisants pour justifier une interdiction administrative qui résisterait au contrôle du juge, conformément aux principes de la police administrative, notamment sur la caractérisation d’un trouble à l’ordre public au sein du conseil municipal.
Le maire a précisé que cette position ne valait pas approbation des faits ou propos rapportés par les élus, mais relevait de son interprétation du droit applicable. Aucune délibération n’a été soumise au vote sur ce point durant la séance, bien que chaque élu municipal ait pu exprimer sa position sur la question.
