Le conseil municipal de Caen du 7 avril 2026 a d’abord posé une partie de l’organisation du nouveau mandat. Les élus ont désigné les représentants de la Ville au Centre communal d’action sociale, installé la commission d’appel d’offres, la commission des concessions et quatre commissions thématiques permanentes chargées de préparer les dossiers avant leur examen public.
Le volet social a pris une place importante. Huit élus siégeront au conseil d’administration du CCAS, aux côtés de huit membres non élus désignés par le maire. Le compte rendu a aussi signalé des mises à disposition de locaux ou de terrains pour Retrouvailles, les Restaurants du Cœur et la Croix-Rouge française, notamment avenue Pierre Mendès France, afin de soutenir les actions d’aide et de distribution alimentaire.
Écoles, logement social et santé parmi les dossiers débattus
Le débat le plus directement lié aux familles a porté sur la carte scolaire. Le groupe Caen la ville nous rassemble a demandé l’annulation de fermetures de classes prévues à la rentrée 2026-2027, mais le vœu contre les fermetures a été rejeté, avec 11 voix pour et une majorité contre. Le maire a mis en avant l’existence d’ouvertures de classes et a cité l’école Le Châtelier comme un cas à suivre avec l’inspection académique.
Les élus ont aussi abordé la pause méridienne, l’accueil d’élèves allophones à Authie sud, la transformation de l’école Bicoquet en multi-accueil municipal de quarante places et des demandes d’aide pour remettre des cours d’école en pleine terre. Sur le logement, quatre représentants de la Ville ont été désignés au conseil d’administration de La Caennaise, qui gère environ 1 800 logements sociaux dans plusieurs quartiers caennais et à Saint-Germain-la-Blanche-Herbe.
La santé a également été discutée avec la désignation de Sophie Simonnet pour représenter le maire au conseil de surveillance du CHU de Caen. Avant le vote, des élus ont évoqué les urgences, l’encadrement des internes, la cuisine centrale de Colombelles et les conditions de travail, tandis que la majorité a insisté sur l’attractivité de l’établissement et le retour annoncé des internes aux urgences.
Chantiers, patrimoine et gestion courante
Pour les professionnels riverains de travaux, Michel Le Lan et Rudy Niewiadomski représenteront la Ville dans deux commissions d’indemnisation amiable : l’une liée à l’aménagement de la rue de la Délivrande, l’autre au projet de tramway porté par Caen la mer. Ces commissions examineront les demandes de professionnels estimant subir un préjudice économique pendant les chantiers.
La Ville a renouvelé ses représentants au Mémorial de Caen et au Zénith, puis pris acte de décisions concernant les musées, l’Abbaye-aux-Hommes et l’église Saint-Ouen. D’autres décisions relèvent de la transition écologique et de l’usage du domaine public : demandes de subventions pour le parc de Secqueville et les cours d’école, conventions aux Rives de l’Orne, mise à disposition sur la Presqu’île et locaux associatifs avenue Henry Chéron.
Le conseil a aussi encadré le fonctionnement des élus. Il a voté 16 991,66 € pour leur formation en 2026 et désigné deux référents déontologues, Stéphane Leclerc et Antoine Berrivin, chargés de conseiller les élus sur les règles d’impartialité, de probité et de prévention des conflits d’intérêts conformément au portail des collectivités locales. Le dossier sur les moyens des groupes politiques a été reporté.
Enfin, les élus ont pris connaissance de décisions financières et patrimoniales, dont deux lignes de trésorerie conclues avec la Caisse d’Epargne Normandie et Arkéa, des cessions de véhicules et matériels municipaux, ainsi que des cotisations à France Urbaine et à l’Union amicale des maires du Calvados. En fin de séance, plusieurs élus ont demandé l’interdiction d’un banquet du Canon Français annoncé au parc des expositions ; le maire a répondu qu’il ne disposait pas, selon son analyse, d’éléments juridiques suffisants pour prendre une interdiction administrative.
