La séance du 2 avril 2026 a marqué une étape de mise en ordre pour le conseil municipal d’Argentré du Plessis. Après plusieurs démissions sur la liste « Ensemble, Argentré du Plessis », quatre conseillers ont été installés : Hélène Bayon, Claude Cailleau, Sandrine Aupied et Joël Frin. Deux sièges restent liés à une décision attendue du tribunal administratif, après une erreur matérielle signalée sur la feuille de proclamation des résultats du 15 mars.
Des commissions et des représentants pour organiser le mandat
Les élus ont créé à l’unanimité cinq commissions municipales chargées de préparer les dossiers avant leur passage en conseil : urbanisme, bâtiments, travaux, voirie et environnement ; culture et vie associative ; sports, éducation et jeunesse ; action sociale et santé ; finances. Ces commissions ne décident pas à la place du conseil, mais elles structurent le travail préparatoire du mandat.
Le conseil a aussi désigné ses représentants dans plusieurs organismes extérieurs, par 20 voix pour et 5 abstentions. Les désignations concernent notamment le Centre Communal d’Action Sociale, la Commission Départementale d’Aménagement Commercial, le Comité National d’Action Sociale, le correspondant Défense, la commission intercommunale des impôts directs, le Syndicat départemental d’énergie, le syndicat d’urbanisme du pays de Vitré, l’Association Régionale d’Information des Collectivités territoriales, le Conseil d’Ecole et le SMICTOM.
Des pouvoirs délégués à la maire, avec des plafonds
Le conseil a accordé à la maire plusieurs délégations pour accélérer la gestion courante, tout en prévoyant un compte rendu ultérieur devant l’assemblée. Ces délégations couvrent notamment les assurances, les concessions dans les cimetières, les dons sans condition, certaines ventes de biens mobiliers, les frais d’avocats ou d’experts, les actions en justice, les demandes de subventions et le renouvellement d’adhésions associatives. Pour en savoir plus sur ce cadre juridique, consultez les limites fixées aux pouvoirs délégués.
Les élus ont fixé des limites financières : 500 000 € par opération pour les emprunts destinés aux investissements, 1 000 000 € pour les lignes de trésorerie, 2 000 € par adhésion associative renouvelée et 5 000 € HT pour certains dommages liés aux véhicules municipaux. La séance a aussi acté quatre renonciations à exercer le droit de préemption urbain sur des ventes immobilières.
Indemnités, ressources humaines et entretien des bâtiments
Les indemnités de fonction ont été votées par 20 voix pour et 5 abstentions. Les taux retenus sont de 58,30 % de l’indice brut terminal pour la maire, 23,32 % pour chacun des six adjoints et 7,77 % pour chacun des six conseillers municipaux délégués. Une majoration de 15 % a également été adoptée au titre de l’ancien statut de chef-lieu de canton. Les détails du calcul sont disponibles dans l'article sur les taux d'indemnités adoptés.
Le conseil a par ailleurs créé à l’unanimité un emploi permanent à temps complet d’agent de maintenance des bâtiments communaux, à compter du 1er mai 2026. Ce recrutement vise à assurer la continuité de l’entretien des équipements municipaux après un départ à la retraite.
Le résultat 2025 oriente les investissements 2026
Sur le volet financier, les élus ont approuvé à l’unanimité le compte financier unique 2025 du budget principal. Le résultat de clôture affiche 896 212,61 € d’excédent en fonctionnement, 30 723,82 € d’excédent en investissement et un résultat global de 926 936,43 €. L'intégralité de cet excédent de budget 2025 a été répartie lors de la séance.
Le conseil a ensuite décidé d’affecter 700 000 € de l’excédent de fonctionnement à l’investissement du budget 2026. Le solde, soit 196 212,61 €, est reporté en fonctionnement conformément aux règles relatives à la comptabilité des collectivités locales.
