À Venelles, le maire pourra gérer directement une large série de dossiers pendant toute la durée du mandat. Cette décision, adoptée par 27 voix contre 2, concerne la gestion courante de la commune et modifie la place du conseil municipal dans certaines décisions.
Emprunts, marchés publics et préemption
Le maire pourra notamment contracter des emprunts dans la limite de 2 millions d’euros, gérer les marchés publics et les contrats d’assurance, engager des actions en justice et exercer le droit de préemption. Les emprunts restent toutefois inscrits au budget municipal, ce qui maintient leur intégration dans le cadre budgétaire voté par la commune.
La délégation porte aussi sur la gestion des propriétés communales et la fixation de certains tarifs non fiscaux. Les tarifs des services réguliers du périscolaire et du centre de loisirs restent de la compétence du conseil municipal. Une dizaine de contentieux sont actuellement en cours, selon le maire.
Une autonomie contestée par l’opposition
Annie Mouthier a regretté que les élus ne puissent plus débattre de « un si grand nombre de sujets importants ». Avec Joël Bouc, elle a voté contre le dispositif, notamment en demandant des précisions sur les emprunts, les régies comptables, les contentieux et le droit de préemption.
Le maire a justifié la délégation concernant les emprunts par la nécessité de réagir rapidement aux conditions de taux. Pour les habitants, l’enjeu est donc double : faciliter la gestion quotidienne tout en maintenant une information et un contrôle suffisants du conseil municipal du 31 mars 2026. Les règles générales de publicité des décisions peuvent être consultées dans notre guide sur l’obligation de publication du conseil municipal.
