Lors de la séance du 9 février 2026, les élus vannetais ont débattu du Schéma de Cohérence Territoriale (SCoT) notifié par Golfe du Morbihan-Vannes agglomération. Ce document stratégique, qui doit encadrer les politiques d'habitat, de mobilité et d'environnement pour la prochaine décennie, a fait l'objet d'échanges nourris, soulignant un décalage entre la sévérité du diagnostic territorial et les solutions proposées.
L'épineuse question de l'attractivité et du logement
Le débat a mis en lumière les tensions du marché immobilier local, avec des prix ayant bondi de 60 % en dix ans. L'opposition a alerté sur un phénomène d'éviction sociale touchant les classes moyennes et les jeunes actifs au profit de ménages plus aisés. Le projet de SCoT prévoit la construction de 10 921 logements supplémentaires à Vannes d'ici 2050, un chiffre jugé insuffisant par certains conseillers pour freiner la gentrification en cours, alors que la municipalité travaille parallèlement sur son plan de lutte contre la pauvreté.
Un calendrier vers 2027
Malgré les critiques sur le manque d'ambition concernant la mixité sociale et la densité urbaine, le conseil municipal a émis un avis favorable à la majorité. Le processus se poursuivra avec une enquête publique prévue à l'été 2026, avant une entrée en vigueur définitive du schéma au début de l'année 2027. La ville devra ensuite réviser son propre Plan Local d'Urbanisme (PLU) pour se mettre en conformité avec ces nouvelles orientations territoriales, qui impacteront également le futur plan de mobilité de l'agglomération. Les arbitrages financiers nécessaires pour ces aménagements dépendront du financement des projets locaux impliquant l'État et les collectivités territoriales.
