Le conseil municipal a validé le Plan de Mobilité (PDM) de l'agglomération de Vannes pour la période 2026-2035, fixant des objectifs de réduction de l'usage individuel de la voiture. Actuellement, l'automobile représente plus de 60 % des trajets sur le territoire, une hégémonie que la municipalité souhaite voir reculer au profit des mobilités douces et d'un réseau de bus plus performant.
Le défi du report modal
Les échanges ont révélé des divergences sur la place accordée à l'automobile dans ce plan. Si la majorité défend l'accélération des infrastructures cyclables, certains élus de l' opposition municipale regrettent l'absence de solutions technologiques majeures, comme le déploiement de véhicules électriques autonomes. L'objectif affiché reste une baisse progressive de la part modale de la voiture conductrice de 51 % à 45 % d'ici 2035.
Le transport interurbain au cœur des attentes
Le débat a également souligné les difficultés des travailleurs résidant en dehors de la cité des Vénètes. L'enjeu est de savoir qui gère les transports pour mieux coordonner les 74 000 déplacements quotidiens entre la ville et le reste de l'agglomération. La nécessité d'un réseau de bus à haut niveau de service (BHNS) est devenue prioritaire pour désengorger les entrées de ville et offrir une alternative crédible au tout-voiture, un sujet souvent abordé lors du conseil intercommunal.
