Saint-Renan : un réseau de chaleur à 1,7 million d’euros pour quatre sites publics
Saint-Renan prévoit d’investir 1,695 million d’euros en 2026 pour créer un réseau de chaleur alimenté à 94 % par la biomasse. Le projet doit remplacer onze chaudières au gaz et réduire par cinq les émissions de gaz à effet de serre de quatre sites publics.
Par la rédaction d’Echo des villes
Publié le · 2 min de lecture
La commune de Saint-Renan engage une nouvelle étape de son projet de réseau de chaleur urbain. Le budget prévisionnel prévoit 63 000 euros de fonctionnement et 1,695 million d’euros d’investissement en 2026, avec un financement par emprunt. L’origine des financements des projets locaux permet de mieux comprendre ce montage, auquel s’ajoutent 1,4 million d’euros de subventions de l’ADEME.
Une chaufferie installée près de l’hôpital
La chaufferie centrale sera implantée sur une partie d’un terrain appartenant au Centre hospitalier Le Jeune. La commune prévoit un bail de 30 ans pour cette emprise de 3 ares 26 centiares, avec une redevance annuelle fixe de 600 euros.
L’installation comprendra deux chaudières à biomasse de 150 et 350 kilowatts. Une chaudière au gaz de 750 kilowatts complétera le dispositif pour assurer le secours, notamment pendant les opérations de maintenance. « La chaudière gaz ne sera utilisée qu'en secours temporaire. »
Quatre bâtiments raccordés
Le réseau desservira le Centre hospitalier, la piscine, l’Espace Culturel et le centre départemental d’action sociale. Leurs besoins annuels sont estimés respectivement à 1 440, 340, 110 et 50 mégawattheures. Cette organisation concerne donc plusieurs équipements publics et s’inscrit dans les compétences du conseil municipal.
Selon les éléments présentés, le projet remplacera onze chaudières fonctionnant entièrement au gaz par deux chaudières au bois. La biomasse devrait couvrir 94 % des besoins énergétiques et le projet doit diviser par cinq les émissions de gaz à effet de serre. Des travaux d’isolation ont déjà été réalisés à l’Espace Culturel et à la piscine, tandis que des bâtiments hospitaliers ont été construits ou sont en rénovation.
Le choix du gaz de secours, l’absence d’étude comparative sur d’autres énergies renouvelables et l’isolation des bâtiments ont suscité des réserves de l’opposition. La proximité de la maison de retraite a également été évoquée. La municipalité indique que l’installation respectera les normes, que les cheminées disposeront de filtres à haute filtration et que la suie sera récupérée. Le budget a été adopté par 22 voix contre une, avec cinq abstentions ; le bail a recueilli 22 voix favorables contre six.
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